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Bonduelle remercie l’Europe de l’Est

Pour la première fois depuis son introduction en bourse il y a 8 ans, Bonduelle n'a pas fait de prévisions sur l'exercice 2005/2006, preuve s'il en est du climat d'incertitude qui règne sur la consommation. Hier, lors de la présentation des résultats de la campagne 2004/2005, le groupe nordiste a dévoilé un CA en progression de 2,3%, passant de 1,393 Md Eur à 1,426 Md. À périmètre et taux de change constant, la performance est bien moindre, puisqu'elle atteint 0,3%. La croissance provient dorénavant des PECO, le poids de l'Europe centrale se diluant à leur profit. « En un an, les volumes vendus en France ont stagné, et les prix ont diminué dans le même temps de 2,6%. La pression promotionnelle a été très forte», a déclaré Christophe Bonduelle, président du directoire. Avec 50% des ventes réalisées sur le sol national, l'impact est important. La zone euro, plus dynamique, est le théâtre des restructurations du groupe.

En Allemagne, plusieurs sites de Vita ont été touchés, avec des réductions de postes pour une usine et la fermeture programmée d'une autre dans les mois à venir. Depuis quelque temps, la priorité est donné à la zone hors euro, beaucoup plus rentable. En Pologne, la capacité de production en surgelés a été augmentée, tout comme le site russe de Krasnodar, dont la surface a doublé. Sur la zone Europe orientale + Balkans, la progression en un an a été de 15% en volume et de 27% à taux de change constant, le tout porté par un dynamisme de la consommation. Très courte, la gamme de Bonduelle dans cette région est amenée à s'étoffer. En France, pour retrouver du tonus, le groupe veut investir dans le snacking. Pour la première fois chez Bonduelle, les conserves passent sous les 50% du CA (à 48%, contre 50% sur l'exercice précédent), le frais passant dans le même temps de 23,9 à 27,5%, le solde étant l'activité surgelés.

Le frais reste un terrain d'avenir puisque 45% de la cible est encore à conquérir. Une raison de plus pour continuer d'investir dans les outils industriels et les process (61 M Eur attendus en 05/06 contre 54 en 2004-2005), sans oublier un gonflement du poste communication (+ 33% en 2 ans pour atteindre 36,2 millions d’euros sur l'exercice récemment clos).

Rédaction Réussir

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