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Bonduelle informe et rassure ses planteurs

Les dirigeants de l’entreprise ont expliqué qu’il y avait encore un avenir pour le légume en Europe de l’Ouest.

« Ce n’est pas fréquent, mais régulier. Toutefois cela ne s’était pas produit depuis 2002», affirme-t-on du côté de la communication de Bonduelle. Le 18 mai dernier à Calais, Christophe Bonduelle, président du directoire, a réuni l’ensemble des responsables des groupements de planteurs de ses 11 usines françaises 7 pour les légumes en conserve et surgelés, 2 pour les légumes frais élaborés et 2 pour les salades traiteur.  et de ses 2 usines italiennes de salades de 4e gamme.

L’objectif : les informer de la riche actualité de l’entreprise (fermeture de sites, création d’Unisol) et les rassurer sur l’approvisionnement agricole en France, un an après l’entrée des nouveaux Etats membres dans l’Union européenne. Après avoir décrit les grandes étapes de la croissance du groupe intervenues depuis mai 2002, Christophe Bonduelle n’a cependant pas caché que « depuis l’été 2004, l’univers de la grande consommation en Europe de l’Ouest se révèle particulièrement déprimé».

L’Ouest l’emporte toujours sur l’Est

Un contexte dont les conséquences se sont fait sentir sur les ventes du groupe. Toutefois grâce à une politique d’innovation, le groupe a maintenu se place incontournable dans les réseaux de distribution européenne. Et de citer les gammes de légumes secs et légumes cuisinés en Tétra Recart®, les nouvelles variétés d’épinards et de haricots verts mieux adaptées à la surgélation, les soupes 100% légumes conditionnées en bouteille de verre et, pour l’automne prochain, le cake de légumes.

A propos des menaces de délocalisations à l’Est, régulièrement abordées lors du débat sur la constitution européenne, Christophe Bonduelle a tenu à affirmer que, pour le groupe, le solde positif était toujours en faveur de l’Ouest. Ses quatre usines à l’Est (1 en Pologne, 2 en Hongrie et 1 en Russie) ont exporté quelque 5 000 t de conserves vers l’Est, essentiellement du maïs hongrois.

A l’inverse, ses usines de l’Ouest ont exporté 10 000 t de conserves vers l’Est, essentiellement des produits élaborés. Le solde en conserves reste donc largement positif à 5000 t. Certes l’ouverture à l’Est a eu quelques effets importants sur des productions ciblées : les oignons de Bonduelle ne sont par exemple plus produits qu’en Pologne. Mais finalement entre 2003-2004 et 2004-2005 les emblavements de Bonduelle en Nord Picardie n’ont diminué que de 100 ha (avec deux planteurs en moins). Sur les 70 000 ha emblavés en 2004-2005, le Nord de la France reste la zone de prédilection du géant du légume avec 35% des surfaces et 36% des agriculteurs. Viennent ensuite le Sud-Ouest, les pays d’Europe centrale et orientale et la péninsule ibérique.

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