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Blé : poursuite de la tendance baissière

La bonne évolution des cultures, un euro moins compétitif et le retour d'un blé russe plus compétitif sur le marché international pèsent sur le marché du blé et, indirectement, sur les prix des autres céréales.

Période du 28 avril au 5 mai. On espérait jusqu'au 30 avril, à la veille d'un long weekend du 1er mai, une stabilisation des cours du blé qui venait de traverser une longue période de baisse. Mais les prix n'ont pas résisté à la conjonction de plusieurs facteurs baissiers, dont les conditions climatiques favorables aux cultures dans l'hémisphère Nord, dans l'Hexagone entre autres, avec le retour de la pluie, un euro qui, malgré une légère détente en début de semaine, reste ferme à 1,11 dollar et la perspective d'une levée plus précoce que prévue des taxes à l'exportation en Russie renforçant la compétitivité du blé russe sur le marché mondial. Le blé français, qui a bien profité de cette taxation du blé russe pour réaliser notamment des ventes élevées à l'Égypte (2 Mt), risque de pâtir d'une offre russe redevenue concurrentielle. Certes, les tirages de certificats dans l'Union européenne et en France sont élevés. L'appel d'offres égyptien, qui se déroule à l'heure où nous bouclons le présent numéro, sera instructif sur ce point. Jusqu'ici, les achats du Gasc égyptien ont favorisé le blé français, devant l'origine roumaine et russe. Dans ce contexte baissier, la persistance des forts tirages de certificats d'exportation rassure et modère les facteurs baissiers décrits plus haut, sans empêcher toutefois l'érosion des prix sur le marché physique. Cette baisse s'est poursuivie dans un marché très calme en vieille récolte et à des prix jugés trop bas par les producteurs pour s'engager sur la prochaine. Senalia a décidé de suspendre les réceptions de blé dans son silo Matif de Rouen, trop encombré.

L'orge fourragère, malgré la présence solide des acheteurs chinois et des tirages de certificats d'exportation qui atteignaient, pour l'Union européenne, 202 800 t la semaine dernière, contre 7 700 t pour la semaine correspondante de 2014, n'a pu résister à la vague baissière générale.

Le maïs victime des fluctuations monétaires

Le maïs est victime des fluctuations monétaires, la remontée de l'euro face au dollar érodant sa compétitivité à l'export. Par ailleurs, le raffermissement du rouble s'il peut intervenir directement sur la détaxation du blé russe à l'export, risque par contrecoup, en mettant plus de disponibilités céréalières sur le mar-ché, de concurrencer le maïs. Les semis, qui touchent à leur fin dans la plupart des régions françaises, se sont déroulés dans de bonnes conditions et les premières levées sont satis-faisantes, tout comme l'état général des cultures céréalières dans l'Hexagone. P. G.

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