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Blé : nette reprise d’activité à l’export

Le rebond des marchés et des cours s’est manifesté comme attendu la semaine dernière, marquée également par une forte reprise des exportations de blé, ravivant la concurrence entre l’Union européenne et des États-Unis favorisés par la parité euro-dollar.

Période du 27 novembre au 4 décembre. Le rebond d’activité et des prix prévu dans notre dernière chronique s’est réalisé, même si, en fin de semaine dernière, on a noté un tassement des cours de courte durée, imputable aux prises de bénéfices par les investisseurs. Mais cette période a surtout été marquée par la nette reprise d’activité à l’exportation de blé pour des chargements en début de deuxième partie de la campagne. On a enregistré notamment un appel d’offres algérien de 350 000 tonnes en origine optionnelle, mais probablement réalisé en blé français. Un autre appel d’offres, égyptien cette fois, est venu illustrer la concurrence attendue entre les États-Unis et l’Union européenne pour la deuxième partie de la campagne. Le retournement rapide de parité euro-dollar renforce en effet la compétitivité du blé américain qui a pris la plus grosse part de cet appel d’offres de 400 000 t, avec 280 000 t, la France et la Roumanie se partageant équitablement le reliquat. Les tirages de certificats d’exportation maintiennent un rythme soutenu et les chargements dans les ports retrouvent le leur, Rouen par exemple ayant chargé la semaine dernière 172 000 t.

Maïs : importations européennes

Sur le marché français du blé, les affaires se précisent en prochaine récolte. La hausse de l’euro et les liquidations de positions avant l’échéance de novembre ont néanmoins pesé sur les prix en fin de semaine, mais ceux-ci se rétablissaient lundi 3 décembre.
Quant au maïs, il a connu une période d’intérêt de la part des Fab et de l’amidonnerie, mais le marché paraît revenu au calme, les vendeurs restant discrets et attentistes. Sur un marché communautaire largement déficitaire, les importations en provenance des pays tiers continuent d’affluer ; Bruxelles a encore délivré la semaine dernière des certificats d’importation de maïs à hauteur de 573 000 t, ce qui porte le total des certificats depuis le début de la campagne à 3,6 millions de tonnes contre 1,6 Mt l’an passé, même époque. Sur ces 573 000 t de certificats, 5 650 allaient à la France : cela illustre les difficultés du maïs français à trouver preneur, compte tenu de son prix élevé. En revanche, l’orge fourragère confirme un intérêt acheteur, modeste, auprès des Fab, mais engorge toujours les silos portuaires.

CIC : pas de surprises

Le Conseil international des céréales a publié le 29 novembre son rapport mensuel. Il ne modifie qu’à la marge les précédentes estimations et projections, et l’on reste dans des conditions de marché tendu. Le stock de report de blé est relevé de 1 Mt par rapport à octobre, à 173 Mt, mais reste en retrait de 23 Mt sur la dernière campagne et le plus faible de ces dernières campagnes. Même observation pour le maïs, le stock final étant encore rogné de 1 Mt à 116 Mt. L’orge n’échappe pas à la réduction de l’offre, avec un stock final de 24 Mt, 2 Mt de moins qu’en 2011, malgré de bonnes récoltes dans le nord de l’UE.

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