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Bière : la consommation stable en France en 2014


> Le marché est ainsi porté par les bières prémiums (spéciales et de spécialité).
Après avoir enregistré une baisse en 2013, liée selon les professionnels à l'augmentation des droits d'accises, le marché de la bière retrouve un niveau proche de celui de 2012.

Si l'année 2013 a été marquée par l'augmentation des droits d'accises (+160 %) et une baisse de la consommation, aussi bien en GMS (-1,5 %) qu'en CHR (-8 %), 2014 signe une légère reprise du marché de la bière en France. Il rattrape ainsi les niveaux de vente de 2012, grâce « à une météo favorable », selon François Loos, président de Brasseurs de France. Le marché global affiche une hausse de 2,8 % en volume (+4,6 % en GMS et - 0,5 % en CHR) pour une consommation de 19,9 millions d'hectolitres.

Autre facteur qui a contribué à la reprise de la consommation, selon Brasseurs de France : le développement des brasseries artisanales. Plus d'une centaine se sont créées en 2014. Le marché est ainsi porté par les bières prémiums (spéciales et de spécialité) qui représentent désormais deux tiers des volumes en GMS. Les bières de spécialité enregistrent même des volumes de vente en hausse de 12,3 %. Les bières sans alcool affichent également une embellie. Ce secteur de niche (2 % des volumes en 2014) est en hausse de 2,4 %.

Concernant les circuits de distribution, les ventes de bières sont en hausse de 42,5 % dans les drives. « Il se passe quelque chose sur ce marché », note François Loos. Dans un contexte économique difficile, indique Brasseurs de France, le marché des bières en CHR se stabilise à - 0,5 %, grâce à la météo et à l'effet Coupe du monde. 4,09 millions d'hectolitres ont été consommés dans les brasseries et restaurants en 2014.

L'export à +30 %

Cette année, les exportations françaises de bière ont augmenté de 30 %, plaçant la France à la sixième place des pays exportateurs de bière en Europe. Côté importation, Brasseurs de France note une progression de 9 % des bières en provenance de Belgique, Allemagne ou encore des Pays-Bas. « Il faut rappeler que 70 % des bières consommées en France sont produites en France, informe François Loos. Mais nous exportons surtout des bières plutôt peu chères pour en importer des plus chères. » Si les brasseurs artisanaux se développent beaucoup en France, peu d'entre eux cherchent vraiment à conquérir des marchés à l'export.

70 % des bières consommées sont produites en France

Ces structures ne travaillent pas encore en faveur de la balance du commerce extérieur, mais participent activement au renouveau de la bière dans le pays. Dix d'entre eux se sont réunis sous l'appellation « French Craft Brewers » pour faciliter l'exportation de leurs produits, notamment aux États-Unis.

LES BRASSEURS VEULENT CHANGER L'IMAGE DE LEUR PRODUIT

Les brasseurs veulent revaloriser l'image de la bière. En février, l'association a lancé une campagne de presse sous le slogan « La bière, brassons les idées reçues ». Visuels à l'appui, les professionnels veulent « accompagner cette vague positive en faveur de la bière », explique François Loos, président de Brasseurs de France, après l'inscription en 2014 de la bière au patrimoine culturel et gastronomique français. Les affiches insistent sur les différentes saveurs des bières, sur le mariage possible avec les mets de la gastronomie française (ou autre) ou encore sur la « finesse » de certaines bières. En clair, éduquer le consommateur aux bières, comme il peut déjà l'être au vin. « Il faut décliner et tirer les conséquences de cette reconnaissance au patrimoine français. Il faut augmenter la culture des Français dans le domaine de la bière et les sensibiliser contre les idées reçues », relate-t-il. Un travail est également en cours chez les professionnels pour revoir la classification actuelle des bières (luxe, spéciales et spécialité).

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