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Bétail : une deuxième salle des ventes à Moulins-Engilbert

Avec quelques semaines de retards, le marché au cadran de Moulins-Engilbert vient d'ouvrir une deuxième salle attribuée aux gros bovins maigres. Le besoin s'en faisait sentir.

L'outil était devenu indispensable au bon déroulement des échanges dans cet important marché au cadran situé à l'Est de la Nièvre, dans le bassin charolais. Il devenait assez contraignant de commercialiser plus de 1500 animaux par semaine avec une seule salle, les ventes débutant à 6 heures le matin pour se terminer tard dans la soirée.

En 2007, 54 666 bovins et 23059 ovins ont été présentés à la vente, plaçant ce marché parmi les plus importants au niveau national. De plus, depuis l'épisode FCO, de nombreux éleveurs viennent observer les tarifs au cadran, car la tension commerciale gagne les campagnes. Comme le note Bernard Gaultier, président de la Sicafome, qui gère le marché, « chaque semaine voit arriver de nouveaux apporteurs, et ceux qui venaient occasionnellement se déplacent plus régulièrement ». Ils viennent chercher une valorisation directe et plus juste de leurs animaux, tout en profitant des garanties de paiement qui en ces temps tumultueux ne sont pas négligeables.

Une première réussie

Démonstration en ce mardi 7 octobre. Il est 6 heures du matin. Après une séance explicative sur le nouveau matériel mis à la disposition des acheteurs, les transactions débutent. 130 acheteurs sont installés sur les pupitres des deux salles des ventes. Les 29 personnes employées ce jour pour le bon fonctionnement du commerce s'affairent dans les bureaux pour l'enregistrement des animaux, dans les bouveries pour identifier les lots et approvisionner les salles de vente et sur la route pour fluidifier la circulation qui se trouve perturbée par le succès de cette première. Martial Tardivon, chef des ventes, commercialise le bétail maigre adulte sur la salle n°2, et Bernard Malcoisse, chef bouvier s'occupe des échanges dans la salle réservée aux broutards.

La présentation, pléthorique pour l'ouverture de la nouvelle salle des ventes, va se prolonger tard. Non pas en raison d'un mauvais commerce, mais plutôt du nombre d'animaux et de quelques aléas techniques inhérents à toute première. De nombreux animaux non annoncés ont fait le déplacement et une file initerrompue de camions et de tracteurs remorques a déversé de 6 h à 13h des animaux sur le marché. Le nouvel outil, mis à la disposition des éleveurs et des acheteurs, devrait renforcer la position de la Sicafome dans le grand bassin charolais. Les grilles de prix établies chaque semaine sont des références importantes sur la région, également pour la France et même pour l'Europe (Italie en tête).

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