Bellac Ovin dynamise la filière Centre-Limousin
La coopérative Bellac Ovin a tenu son assemblée générale à la fin juin « dans une ambiance calme et constructive », témoigne le directeur Didier Poux. Plus de la moitié de sa centaine d'adhérents a assisté à la présentation d'un rapport d'orientation qui incite ceux-ci à se mobiliser pour vendre.
Le contexte est une forte déprise dans la région, le cheptel limousin ayant perdu 40 000 brebis l'an dernier après 25 000 têtes en 2005. Malgré tout, Bellac Ovin voit une « très bonne tenue » de ses effectifs (quelque 34 000 brebis) par rapport à la baisse enregistrée dans la Haute-Vienne, quoi qu'en légère baisse (- 1 %) par rapport à l'an dernier, pour la première fois depuis 2000 ; une stabilité dont se félicite aussi la grande sœur Limovin (LM du 15 juin).
Restructurer la production
Les éleveurs de Bellac Ovin sont fortement engagés dans les CCP Baronet (ou IGP Agneau du Limousin), et Agneau du Poitou-Charentes, dans le Label Rouge Diamandin ou encore l'agneau biologique. Les baronets sont abattus par la Somafer en Haute-Vienne et le Diamandin par la Sodem dans la Vienne.
Afin de renforcer la filière, la concertation entre maillons est souhaitée, les partenariats avec d'autres coopératives encouragées. A ce titre, l'Union ABL a permis d'économiser des frais de transport ; mais Bellac Ovin veut « aller encore plus loin » dans la restructuration des outils de production. La mise en commun de services techniques peut s'envisager dans ce cadre, tandis que de nombreuses « pistes de progrès » sont soumises au Pôle d'excellence rurale du Pays du Haut Limousin.
L'étalement de l'offre au long de l'année est en bonne voie, le groupement parvenant à maintenir une production en janvier. Cependant, pour augmenter la production du premier semestre dans la limite des systèmes de production, la coopérative propose aux producteurs de baronet un contrat de production de laitons (jeunes agneaux de 120 jours) en contre-saison et d'agneaux de report (agneaux tardifs plus âgés). L'essentiel, estime-t-on, « est une complémentarité entre OP au niveau des abattoirs ».