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Baisse devant des perspectives de larges disponibilités

La chute des cours du blé, de l'orge et, dans une moindre mesure, du maïs, s'est brutalement accentuée avec l'amélioration des conditions météo aux États-Unis, la poursuite des livraisons mer Noire et l'USDA concluant à de futures larges disponibilités.

Période du 7 au 13 mai. L'amélioration des conditions climatiques sur une partie de la Wheat belt aux États-Unis et une accélération des semis de maïs (et de soja), la poursuite des livraisons mer Noire malgré une situation politique encore dégradée et un rapport USDA annonciateur de larges disponibilités céréalières pour la prochaine campagne, ont brutalement accentué la tendance baissière du marché.

Le rapport de l'USDA, publié le 9 mai, s'il confirme une baisse de la production mondiale de blé pour la récolte 2014, prévue à 697 millions de tonnes (Mt) contre 714 l'an dernier, prévoit néanmoins un stock de report légèrement supérieur à celui de cette campagne, avec 187,4 Mt. La baisse affectera particulièrement les moissons US annoncées à 53,4 Mt contre près de 58 Mt cette campagne, et canadienne, 28,6 Mt contre 37,5.

La production mondiale de maïs 2014 est prévue par l'USDA à 979 Mt, un chiffre comparable à celui de 2013, avec une récolte US se maintenant au sommet : 354 Mt. Les perspectives de consommation sont situées à 965,8 Mt, contre 948,8 en 2013/2014. Le stock final progresserait de 13 Mt à 181,7 Mt, les États-Unis affichant un record à 43,8 Mt.

Volume d'affaires décevant sur le physique

Ainsi, Euronext clôturait la première séance de la semaine, le lundi 12, par un décrochage de 5 euros du contrat blé, échéance mai et 3 euros échéance novembre par rapport à vendredi. Sur le marché physique, dans un volume d'affaires décevant, les primes par rapport à Euronext sont restées en net décalage négatif en ancienne comme en prochaine récolte. Les vendeurs attendent des cours meilleurs alors que les perspectives d'un stock copieux et la précocité d'une récolte qui s'annonce bien ne justifient guère cet optimisme. L'orge fourragère trouve un petit intérêt acheteur auprès des fabricants d'aliments du bétail du nord de l'UE, le portuaire est au point mort et en baisse à 165 euros, rendu Rouen. Quant au maïs, dont les semis s'achèvent et dont les levées s'effectuent dans de bonnes conditions, il continue d'afficher une résistance étonnante face à des fondamentaux défavorables, cotant, le 13 mai 180 euros, fob Rhin.

Le Conseil céréales de FranceAgriMer devait se réunir le 14 courant. Ses derniers bilans prévisionnels de la campagne, en particulier les prévisions d'exportation de blé tendre, étaient très attendus avec un risque de révision à la baisse, ce qui viendrait encore alourdir le stock de report pour cette campagne.

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