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Baisse des prix : Ania et FCD renouent

Fédérations d’industriels et des distributeurs intégrés se mobilisent pour modérer les tarifs.

L’ambiance se réchauffe entre l’Association nationale des industries alimentaires (Ania) et la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) sur l’épineuse question des tarifs 2005. Dans un communiqué commun envoyé hier, Jean-René Buisson et Jérôme Bédier, leurs présidents respectifs, ont tenu à rappeler que « leur objectif reste la poursuite d’une politique de prix attractifs et compétitifs pour les produits à marque, au bénéfice des consommateurs ». Elles invitent leurs adhérents « à se mobiliser à cette fin et à unir leurs efforts pour modérer et simplifier les tarifs, et limiter la coopération commerciale ». Après l’échec partiel de la réunion du 6 janvier sous l’égide de Christian Jacob sur la poursuite de l’application de l’engagement du 17 juin, cette déclaration montre la volonté des deux parties de renouer le dialogue.

Un industriel explique sa stratégie

Reste à savoir comment les industriels arriveront à concilier hausse des cours des matières premières et modération de leurs tarifs. En début de semaine, les fabricants de sirops ont fait part de la hausse de l’ensemble de leurs matières premières et exprimé leur difficulté à réduire leurs tarifs dans ce contexte. A l’inverse, Meralliance 450 salariés permanents pour un chiffre d’affaires de 65 M Eur., entreprise quimperoise spécialisée dans le poisson fumé et surimi (à marques Armoric et Narvik), se démarque en communiquant sur sa stratégie de baisse des prix, dans un dossier adressé à la presse titré « Meralliance 2005, meilleur et moins cher ! ».

Sur le marché du saumon fumé, la pression sur les prix se fait de plus en plus sentir, rappelle l’industriel. L’offre hard discount et premiers prix rogne de plus en plus de parts aux marques et MDD.

Or, entre ces deux offres, l’écart de prix est considérable : les MDD et les marques se positionnent à un prix 2,5 à 3 fois supérieur à celui des 1er prix vendus entre 11 et 12 euros du kilo. Meralliance a donc décidé de jouer la carte de l’offre intermédiaire. Mais pas question de dégrader la qualité des produits, affirme l’industriel. La qualité reste un de ses choix fondamentaux basé sur un salage exclusivement au sel sec dans ses deux sites de production, sa propre filière de saumon (lancée début 2005) et sa nouvelle gamme de saumons « saveurs » au goût typé par origine. « Mais la qualité ne doit pas se transformer en sur-qualité », affirme Meralliance qui met sur le marché deux nouvelles gammes à des prix inférieurs de 10 à 15 % par rapport à leur catégorie et fabriquées en France. Elle y parvient en redéfinissant des gammes raccourcies, en allégeant les exigences de la supply chain et en réaménageant les cahiers des charges pour les rendre plus « industriels » (taille et disposition des tranches, type de parage…).

Enfin, répondant à la demande du hard discount, Meralliance sort une gamme premiers prix dont elle a délocalisé la production en Pologne. Pour obtenir des prix très serrés, l’industriel breton a en effet sous-traité auprès du polonais Suempol déjà fournisseur de Carrefour, Auchan et Leader Price.

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