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Azote excédentaire : du mieux dans le Finistère

Le Finistère avance à un rythme satisfaisant vers son objectif de résorption d’azote excédentaire, essentiellement d’origine porcine, fixé à 15 107 tonnes pour le département et 44 000 tonnes pour l’ensemble de la Bretagne. La chambre d’agriculture vient d’indiquer que le Finistère résorbe actuellement 62 % de son objectif. La chambre consulaire rappelle que l’alimentation bi phase a permis d’en résorber 30 %, le transfert hors zones en excédents structurels (ZES) 30 % également et la réduction ou la cessation d’activités 6%.

Ces solutions de résorption ayant été appliquées, tout l’effort porte désormais sur le traitement. Les 253 exploitations engagées dans le traitement détruisent actuellement 34 % de l’azote excédentaire dans 161 stations. Celles-ci sont majoritairement individuelles (145) et installées dans de gros élevages ayant dû traiter les premiers. 3 installations sont mobiles et 13 semi-collectives, à chaque fois entre plusieurs élevages. Les projets industriels type Val’Ouest ayant été retoqués, la Chambre appuie les regroupements à petite échelle (de 2 à 10 éleveurs). C’est la voie choisie pour résorber l’excédent des petites et moyennes exploitations dans le Finistère.

Soutien local nécessaire

Le temps presse car, en vertu de la réglementation, les élevages devront avoir proposer à l’administration, d’ici au 31 décembre 2006, une solution technique. 131 projets de station sont opérationnels et couvriraient le reste de l’azote excédentaire à résorber dans le Finistère, selon la chambre d’agriculture. « Pour que ces projets aboutissent, il est indispensable qu’ils soient soutenus par la profession agricole, les élus des collectivités et les administrations. Ce soutien local doit dépasser les oppositions stériles de principe», soutient la chambre d’agriculture. Son président, Jacques Jaouen rappelle que les stations de traitement ne sont que « des stations d’épuration » de l’agriculture. Il pointe cependant du doigt les difficultés qui pourraient surgir si les changements de réglementation portant sur le phosphore notamment obligeaient de petits éleveurs, actuellement non soumis à l’obligation de traitement à anticiper une évolution contraignante à leur encontre.

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