Augmentation de capital en vue pour Duc
Sur une mer agitée par les remous de la grippe aviaire, le navire Duc réussit pour le moment à manœuvrer entre les écueils avec plus ou moins de réussite. Le volailler de Chailley (Yonne) s'attend dorénavant à un futur plus optimiste pour le semestre en cours, avec une augmentation de capital prévue « avant la fin du premier semestre 2007» annoncée la semaine dernière, en même temps que les résultats du premier semestre 2006. Ceux-ci s'élèvent à 47,1 M Eur, contre 50,4 l'an dernier à la même époque (-6,6 %) mais le recul reste moindre qu'il y a un an. Le volailler fait également état d'un résultat net négatif de 3 M Eur, contre 4,2 il y a un an. Le redressement des ventes en fin de premier semestre grâce à une revalorisation des tarifs auprès de la grande distribution a cependant permis de retrouver de la profitabilité, et Duc envisage la réalisation d'un « excellent second semestre en continuant à prendre des parts de marché ». Bien que le poulet représente 86 % du CA, le secteur de la dinde (14 % du CA) est dynamique, tout comme la viande halal qui a connu une progression à deux chiffres au 1er semestre, et +15 % attendus en 2006. L'existence de ces relais de croissance a certainement aidé le titre à prendre du volume ces derniers mois, une solidité que Duc entend renforcer avec une augmentation de capital. Les actionnaires majoritaires représentés par la Financière Duc (62,3 % des titres, le flottant étant de 13,4 %) se sont engagés à souscrire cette augmentation de capital en numéraire, pour un montant qui n'a pas encore été dévoilé. En mars 2004, Duc avait déjà procédé à une opération similaire destinée à conforter sa solidité financière, pour 5,3 M Eur. L'heure est désormais à la discussion avec d'autres opérateurs « afin de mettre en place un vrai partenariat sur les activités dinde et produits élaborés », à la revalorisation des tarifs chez les clients et à la reprise de parts de marché sur le sud. Ce qui permettrait d'essayer de stabiliser des ventes en chute chronique depuis plusieurs années, avant même l'arrivée de la grippe aviaire.