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Allemagne

Lait : la baisse n’est pas encore répercutée

Le MIV, la fédération des industries laitières, estime que la moyenne du prix du lait payée en 2005 sera de 27,4 centimes par kilo de lait standardisé, ce qui représente une baisse de 0,5 % seulement par rapport à l’année dernière malgré une nouvelle baisse des prix d’intervention. Si l’on tient compte de la prime de 2,37 centimes par kilo, l’évolution de fond des marchés ne s’est pas encore totalement répercutée sur les producteurs. L’industrie laitière allemande s’inquiète de la situation de la consommation interne. Seule la consommation des fromages connaît une progression réelle. En raison de l’explosion des coûts le MIV ne voit aucune marge de manœuvre en vue de satisfaire des revendications de prix qu’elle considère comme étant « souvent populistes ».

Les coopératives laitières doivent se restructurer d’urgence

Les coopératives laitière allemandes doivent poursuivre leur restructuration afin d’éviter de mettre en cause leur capacités financière. C’est la conclusion d’une étude non publiée, commandée par la Fédération de la coopération (DRV) à la société Booz Allen Hamilton. La restructuration préconisée coûterait 700 millions d’euros en investissement sur les sites maintenus et en amortissements pour les sites fermés. Le DRV et le DBV, la fédération des agriculteurs allemands, sont d’accord pour engager une restructuration et renforcer la position de la production sur les marchés. La même étude confirme une surproduction européenne de l’ordre de 15 % qui, si elle était maintenue, limiterait la diminution des coûts obtenue par une restructuration efficace des coopératives à 1,5 centimes par litre de lait. Cela montre que la restructuration seule ne peut pas rattraper les effets de la libéralisation du marché laitier européen introduite par la réforme de la Politique agricole commune.

Le 11 novembre, pas d’armistice pour les oies

L’oie rôtie de Saint Martin reste une tradition en Allemagne. Elle remonte à l’évêque St Martin, né à Stein-am-Anger et enterré le 11 novembre 397 (ou 400) à Tours. Ce saint, qui partagea son manteau avec un mendiant, fut élu évêque contre sa volonté. La légende prétend que pour échapper à cette dignité, il alla se cacher dans une étable, mais qu’il fut trahi par des oies qui se mirent à cacarder. Les pauvres bêtes ne pouvaient pas soupçonner ce qu’il adviendrait de leur descendance chaque 11 novembre ! Ce jour qui ouvre la période de l’avent est devenu le terme des fermages, souvent payés avec une oie. Il est aussi le jour de départ des ouvriers agricoles nomades qui sont remerciés avec une oie, ainsi que le jour où l’on engageait de nouveaux valets ou de nouvelles servantes de ferme (rien à voir avec les oies blanches françaises, encore que…). On a également attribué à la chair d’oie des vertus antiépileptiques. Il fallait aussi brûler une plume de l’aile gauche d’une oie, et mélanger les cendres avec du vin pour obtenir une mixture aux puissantes vertus curatives.

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