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Allemagne

Le classement des entreprises viandes

AFZ vient de publier un classement des 150 premières entreprises de viandes d’Allemagne. En tête de liste on trouve : Tönnies 2,3 milliards de chiffre d’affaires, Moksel (Vion) 1,87 milliard, NFZ Nordfleisch (Vion), Westfleisch 1,41 milliard, PH Wesjohan 1,19 milliard, Südfleisch (Vion) 1,14 milliard, Heristo 0,97 milliard, Sprehe 0,55 milliard Gausepohl 0,47 milliard et Stolle 0,45 milliard. Le groupe néerlandais Vion contrôle trois des six entreprises allemandes les plus importantes dans le secteur des viandes. Si beaucoup d’entreprises allemandes ont également des filiales à l’étranger, il faut souligner aussi que d’autres grandes entreprises étrangères disposent de filiales en Allemagne. C’est le cas de Danish Crown, de Doux ou de Sara Lee. En ce qui concerne les abattages de porcs, Tönnies vient en tête avec 8 millions de porcs par an. Ce classement se poursuit avec Nordfleisch 5,3 millions, Westfleisch 5,3 millions, D & S 2,6 millions, Moksel 2,4 millions, Südfleisch 1,8 million, Premium Fleisch 1,3 million, Gausepohl 1,1 million, Vogler 1,1 million, Barfuss (groupe Westfleisch) 1,1 million. Pour les abattages de bovins on trouve en tête Moksel avec 510 000 têtes abattues, Südfleisch 370 000, Nordfleisch 320 000, Westfleisch 300 000 millions, Gausepohl 250 000, Färber 170 000, Müller 120/000, Fleischzentrale Südwest et Ulmer Fleisch 90 000, Vosding 80 000.

Renoncer aux 35 heures ?

Agco-Allemagne laisse entrevoir la création de 350 à 400 postes de travail dans ses usines de Bavière pour tripler la production de cabines de tracteurs Fendt et de doubler la fabrication des transmissions. Mais il faut pour cela diminuer le coût du travail par allongement de la durée actuelle de 35 heures dans les deux usines de Marktoberdorf et de Bäumenheim, soit au total 2 670 salariés. Pour un investissement de 25 millions d’euros et les nouveaux emplois qui en découlent, les Bavarois sont ainsi mis en concurrence avec des possibilités de délocalisation des usines en Tchéquie, en Slovénie ou en Pologne.

Le Bade Württemberg, un grand verger

Statistiquement il existe dans ce Land 7 165 producteurs de fruits de plus de 30 ares de fruitiers, et au total 15 300 ha en arbres fruitiers. Ces chiffres indiquent que plus de la moitié des exploitations fruitières allemandes se trouvent dans cette région du Sud-Ouest allemand, et un tiers des surfaces fruitières dites commerciales. Un tiers du chiffre d’affaires, et un tiers du volume de fruits commercialisé par les organisations économiques allemandes, proviennent de celles implantées en Bade Württemberg. Cette part monte même à 60 % pour les prunes, les quetsches ou les petits fruits. La moitié des pommes allemandes produites vient de ce Land. Il compte 100 entreprises de production de jus de fruits qui transforment la moitié des fruits à jus produits en Allemagne. Le B-W compte également 24 000 petits bouilleurs de cru sur un total de 30 000 en Allemagne.

Gibier : le plus gros acheteur d’Europe

Berger Wild à Passau s’annonce comme le plus grand transformateur de viande de gibier d’Europe. Il vendra cette année près de 5 000 tonnes de produits prêts à la cuisson pour un chiffre d’affaires de plus de 30 millions d’euros. Rôtis, cuisses, roulés, steaks, goulaschs ou marinades de divers gibiers, frais ou surgelés font partie de sa « carte ». La grande force de cette entreprise de transformation réside dans son système d’achat de gibier dans les chasses européennes. Chaque année, Berger Wild densifie son réseau d’achat en Allemagne, en Pologne, en Autriche et en Tchéquie. Il effectue en plus des achats complémentaires en Hongrie. Exemple : avec un investissement de plus de 1 million d’euros effectué à travers sa filiale polonaise Hunter Wild et se 200 points de collecte, Berger arrive à acheter plus du tiers du gibier mis en vente en Pologne.

Une amidonnerie de grande capacité

Zeitz en Sachsen-Anhalt verra la construction d’une amidonnerie de blé qui sera la troisième allemande du point de vue de sa capacité indiquée entre 120 000 à 140 000 tonnes. La société FRP Food Retail and Productions Gmbh Zeitz annonce un investissement de 50 millions d’euros et la création de 100 emplois directs. Elle sera réalisée grâce à l’aide italienne. L’entrepreneur général choisi sera le groupe Rossi & Catelli de Parme qui se dit leader mondial dans la construction d’amidonneries. FRP attend une subvention classique de l’ordre de 30 à 50 %. L’usine devrait entrer en production dans un an et réaliser un chiffre d’affaires de 35 à 40 millions d’euros pharmaceutiques.

L’industrie laitière veut faire mieux sur les marchés de l’Est

La CMA/ZMP vient de publier une étude sur les possibilités accrues pour l’industrie laitière allemande d’exporter des produits laitiers vers les pays de l’Est nouveaux membres de l’Union européenne. Pour la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie, la Slovénie et la Hongrie, l’Allemagne est déjà l’un des principaux partenaires en particulier pour les fromages et les yaourts. Dans ces cinq pays, la consommation par tête de produits laitiers augmentera avec le revenu des ménages et offrira des possibilités accrues aux laiteries allemandes. Durant les quatre dernières années l’exportation de fromages vers la Pologne a été multipliée par 3,6. La part des fromages allemands dans les importations polonaises de fromages est de 39 %. En valeur absolue le tonnage reste très faible avec 2 800 tonnes. Il peut être largement accru. La Tchéquie a importé l’année dernière 3 900 tonnes de fromages allemands et la Hongrie en a importé 3 400 tonnes. Des possibilités accrues de vendre des yaourts existent en Hongrie et en Slovénie où, depuis l’extension de l’Union européenne, les opérations commerciales sont facilitées.

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