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Allemagne

Front commun agriculteurs-consommateurs

Le DBV (syndicat agricole majoritaire) annonce la signature d’une déclaration commune avec l’organisation centrale de défense des consommateurs (VzBv) demandant une modification de la loi régissant les ventes à perte. La loi actuelle ne permet aux Pouvoirs publics d’intervenir qu’après constatation de trois semaines de ventes à perte. La présidente de la Centrale des consommateurs, Edda Müller, déclare que ce dumping ne sert pas la qualité et la sécurité des aliments. La possibilité de ces ventes dites occasionnelles doit être supprimée, dit-elle. Gerhard Sonnleitner, le président du DBV, a aussi trouvé des alliés parmi des chaînes de distribution qui ne veulent plus participer à cette destruction de la valeur des aliments qui coûte de surcroît beaucoup d’emplois. Le président du DBV est particulièrement inquiet concernant le lait et les produits laitiers pour lesquels les contrats annuels sont actuellement en discussion entre laiteries et distributeurs.

Concernant les élections générales annoncées pour septembre, G. Sonnleitner souhaite un changement de politique agricole vers la production et les investissements et non vers l’extensification et les cessations. En un mot : nous voterons CDU…

L’agro alimentaire a confiance

En 2004 les exportations agroalimentaires allemandes ont augmenté de +6 % à 32 milliards d’euros leur participation à l’excédent des exportations totales allemandes. Cette tendance se maintient pour les premiers mois de cette année. Selon une enquête de la CMA auprès des entreprises de ce secteur, les deux tiers d’entre elles pensent que les débouchés vers la Chine vont augmenter rapidement et elles voient une chance d’augmenter les ventes notamment de viandes et de produits carnés dès lors que l’accord vétérinaire entre les deux pays sera définitivement signé. L’année dernière les ventes à la Chine ont atteint 100 millions d’euros. Trois quarts des exportations agroalimentaires vont vers des partenaires UE. Les industriels considèrent surtout que les marchés de la Grande-Bretagne et de la Suède leur offrent les plus grandes chances. Les produits allemands bénéficient d’une image favorable sur ces marchés. Concernant les nouveaux adhérents UE, l’agroalimentaire allemand vise en particulier les marchés polonais et tchèques. Pour l’agroalimentaire allemand l’extension de l’UE est globalement un succès.

Travail noir, suite

Résultats des contrôles d’abattoirs dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. Le rapport des contrôles a été présenté à Düsseldorf : 1 abattoir sur 5 est soupçonné d’emploi illégal de main-d’œuvre des pays de l’Est, pour un total de 2 100 postes de travail. Au total 105 entreprises de viandes, abattoirs, découpeurs et grossistes employant plus de 50 salariés ont été contrôlées depuis fin mars. Dans 22 cas, il existe des soupçons graves d’existence d’emplois illégaux, dans lesquels 51 entreprises de sous-traitance sont impliquées. Le ministère du Land indique que ces cas ont été transmis aux instances compétentes des Douanes et des Finances. Les enquêteurs ont constaté, en plus, 9 cas d’infractions à la législation sur la durée du travail. Jusqu’à 19,5 heures/jour ! Sincèrement, quand on en est là, pourquoi ne pas faire la journée complète, et recommencer ?

Des « hybridbonds » pour Südzucker

Les responsables de Südzucker ont annoncé la création de « Hybridbonds » c’est dire une obligation, mélange d’emprunt et d’équity-financement, considéré comme capital propre. Le volume de la transaction se monte à 500 millions d’euros et servira en particulier à acheter des quotas. 200 millions d’euros de capital social viendront s’y ajouter après l ‘assemblée générale du groupe. Ils serviront à l’acquisition de quotas et à l’extension de la production de bio-éthanol pour laquelle deux nouvelles usines sont projetées, ainsi qu’à des acquisitions dans le secteur des spécialités. Le secteur bio-éthanol de Südzucker réalise actuellement un CA de 150 millions d’euros et passera à 400 millions d’euros avec l’une des deux usines en Autriche et l’autre en Belgique. Südzucker annonce également la fin prochaine de ses prospections au Brésil, le groupe devant décider ensuite s’il faut ou non y investir.

Petit commentaire des observateurs : on peut penser que Südzucker fait du service minimum dans l’opposition à la réforme de l’OCM sucre. En fait, le groupe se prépare à être le grand bénéficiaire de cette réforme.

La coop. de Kiel, ce sera 1 milliard d’euros

Trois coopératives d’approvisionnement et de stockage du Nord créent la surprise en se regroupant. La coopérative Centrale de Kiel, la Team AG, qui est déjà un regroupement de deux coopératives, et la coopérative danoise DLG (Dansk Landbrugs Grovareseskab) réunissent leurs forces au sein de la coopérative centrale de Kiel ( 49,2 % des parts à la Coop). Centrale, 30,5 %, à Team AG et 20,3 % pour les danois de DLG

La nouvelle entité réalisera un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros dont 45 % dans le commerce de céréales, d’oléagineux et de protéagineux, 31 % dans le commerce d’intrants agricoles, et 24 % dans l’aliment du bétail. Cette union veut augmenter, avec l’apport de capitaux frais, les capacités de transformation de l’huilerie de Kiel pour les porter de 100 000 tonnes à 160 000 tonnes, et elle espère livrer plus d’aliments du bétail au Danemark. Il n’en reste pas moins que ce groupe compte 900 salariés et plus de 100 implantations locales en Schleswig-Holstein et Mecklenburg dont pas mal d’installations vétustes. Donc, aucun doute : les restructurations à entreprendre seront importantes.

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