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Alimentation animale : les coops tissent leur toile

Pour s’adapter aux « turbulences» du moment, le Syncopac préconise plus que jamais les réflexions communes, les synergies et autres partenariats. C’est le message qu’elle entend faire passer lors de l’assemblée générale qu’elle tient ce jeudi à Paris. La synergie passe bien sûr par Coop de France , la maison commune de la coopération fondée en décembre. Le syndicat des coopératives de production et d’alimentation animale « s’y implique activement»,notamment dans le « pôle animal » de cette nouvelle organisation, note son rapport d’activité.

Coop de France est en soi un bouleversement pour les organisations agricoles, dont il « préfigure sans doute la restructuration ». Avec le Snia, représentation du secteur « privé », le conseil du Syncopac veut relancer le processus de constitution d’une fédération commune, en panne depuis l’automne. « Cette situation de blocage n’est pas saine » considère le président Daniel Rabiller. En dépit de quoi les deux syndicats poursuivent leurs travaux communs : des statistiques et bilans sur les matières premières, des délibérations au sein du Conseil scientifique de la nutrition animale (CSNA), le pilotage du Guide de bonnes pratiques de la fabrication des aliments composés, des observations sur le plan vétérinaire. La dernière réalisation commune privée-coopérative est la Commission Bio, constituée le mois dernier.

Enfin, Snia et Syncopac sont associés avec l’Ania dans le Réseau de surveillance sanitaire des denrées animales (Reseda), concrétisation récente du groupement de moyens qu’ils avaient constitué précédemment. Si la fédération nationale Snia-Syncopac n’est pas encore née, une association régionale a vu le jour en Bretagne le 26 mars dernier, l’Ainaco.

Les responsables du Syncopac ne s’attendent pas à des restructurations de grande ampleur dans l’industrie de l’aliment composé, sachant que les grands groupes ont déjà beaucoup rationalisé leurs parcs. Toutefois, des « partenariats intelligents » peuvent s’établir localement au cas par cas, considèrent-ils. Les stratégies de filières, les offres de nouveaux services et la segmentation de l’offre sont au menu d’aujourd’hui.

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