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Agriculture et IAA : des signes de reprise pour l’emploi en 2004

L’Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire (Apecita) souligne la relance « réelle» de l’emploi, sans pour autant tomber dans un excès d’optimisme.

Pour la première fois depuis l’an 2000, les indicateurs de l’emploi relevés par l’Apecita (Association pour l’emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l’agriculture et de l’agroalimentaire) traduisent des signes positifs de reprise. À contre courant des années précédentes, le nombre de demandeurs d’emplois inscrits à l’association a décru de 13% en 2004 pour s’établir à 16 540.

Dans le même temps, la courbe des offres, après une chute continue, a gagné 3% à 11 980 propositions. L’amorce d’une réduction du fossé entre l’offre et la demande laisse apparaître les signes d’une reprise. Mais, pour l’Apecita, il est difficile de dire si l’embellie est réelle car selon l’angle étudié, « des différences importantes existent». Premier enseignement, ce contexte favorable n’a apparemment pas bénéficié aux conditions de recrutement, puisque le taux de CDI dans la totalité des offres proposées a diminué, de 65 à 61% en un an. Plus généralement, une progression des offres dans les entreprises de l’agrofourniture, les établissements publics et parapublics ainsi que les exploitations agricoles est perceptible, à opposer à la régression observée dans les IAA (avec un net recul des postes en fabrication, l’accent étant mis sur les services connexes, commerciaux, marketing et R&D). D’importants déséquilibres existent dans certains secteurs entre offre et demande, tel que l’environnement qui enregistre trois fois plus de demandes que d’offres. L’accessibilité pour le secteur agricole et des IAA reste de mise puisque 56% des offres déposées en 2004 étaient ouvertes aux débutants, (moins d’un an d’expérience). Selon l’Insee, la progression du PIB au 1er semestre 2005 devrait se traduire par une orientation optimiste du recrutement, avec 5% de hausse dans l’hypothèse la plus favorable. Selon les spécialistes, 2005 devrait toutefois être la dernière année « confortable» pour les recrutements juste avant la première vague de départ à la retraite des baby boomers prévue pour 2006 et les années suivantes. À partir de cette période, une pénurie de candidats pourrait apparaître.

Rédaction Réussir

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