Aller au contenu principal

Agneaux bio : la Sicaba étend sa filière dans l'Allier

La coopérative Sicaba commercialise 6 000 agneaux bio par an. Elle cherche de nouveaux producteurs pour atteindre les 10 000 têtes.

Parce qu'elle croit en l'agneau, la coopérative Sicaba, dans l'Allier, a créé une ligne d'abattage rien que pour les ovins en 2007-2009. Bien lui en a pris : en 2015, la société spécialisée dans les viandes du Bourbonnais a battu tous les records avec 33000 agneaux tués, dont 6000 en agriculture biologique. Des animaux majoritairement issus du bassin, mais pas seulement. « Depuis deux-trois ans, nous entreprenons un travail prospectif pour recruter de nouveaux éleveurs. Nous allons notamment dans le Sud où il y a des agnelages d'automne », explique Luc Mary, le directeur. Une démarche qui porte ses fruits : « grâce à tout ce travail, on a eu le nombre d'agneaux qu'il nous fallait à Pâques », note-t-il. La Sicaba vise les 10000 agneaux bio d'ici à trois ans avec un développement de sa marque Cœur de terroir bio (20 % des volumes pour le moment), et insiste sur la notion de filière et d'engagement. « On refuse d'être dans des schémas d'opportunité, prévient Luc Mary, nous avons nos particularités et nos exigences : on parle de planification, de régularité de la production et bien sûr de qualité de carcasse. Il n'y a que comme ça qu'on peut sécuriser les éleveurs – notamment via une fixation des prix, des primes de contre-saison – et les distributeurs. » Commercialisé dans les boucheries traditionnelles et les magasins spécialisés, l'agneau bio Sicaba évolue aussi en restauration collective, grâce à un partenariat avec les plateformes de distribution d'Auvergne et de Rhône-Alpes. Autre débouché, mais qui démarre tout doucement, la restauration commerciale. Sans oublier bien sûr la grande distribution. « Pour l'instant, nous n'y sommes pas présents, mais on ne s'interdit aucun marché », estime le directeur.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio