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5% du budget de l’agriculture gelé

La mise en place d’une réserve de crédit de 7,4 Mds EUR sur le budget de l’État révélée la semaine passée a fait grand bruit, la presse se focalisant surtout sur la contribution demandée par Nicolas Sarkozy au ministère de la Défense. Interpellé le 21 avril par Jérôme Despey, président des Jeunes agriculteurs, Jean-Pierre Raffarin a éludé la question quant à l’éventuelle contribution du ministère de l’Agriculture à cette mesure (LM du 23/04). Pourtant, comme l’ont révélé Les Echos la semaine passée, l’agriculture n’est pas épargnée.

Nicolas Sarkozy a en effet adressé une lettre à Hervé Gaymard, datée du 20 avril, dont nous avons pu nous procurer une copie. En annexe, le ministre d’Etat indique que la contribution à la mise en réserve pour le ministère de l’Agriculture s’élève à 245,28 M Eur, soit quelque 4,9 % du budget voté dans le cadre de la loi de finance initiale 2004.

La recherche épargnée

Cette contribution « a été déterminée sur une base homogène et réaliste, excluant les dépenses préparant l’avenir (notamment la recherche), les dépenses obligatoires ou les crédits affectés au financement de secteurs plus particulièrement prioritaires », explique M.Sarkozy dans la lettre commune envoyée à tous les ministres. Et de préciser qu’il appartient à chaque ministre « de répartir cette enveloppe entre les différents chapitres définis en annexe ».

Pour l’agriculture, l’enveloppe est à répartir sur 3 167 Mds EUR, soit 63,6 % du budget global. Au rang des chapitres épargnés on trouve : la rémunération du personnel, des retraités et des allocataires, les charges de bonification pour les prêts à l’agriculture et à la pêche, la prime au maintien du troupeau des vaches allaitantes, la part de financement du ministère au service public d’équarrissage, les contrats d’agriculture durables (CAD) et les CTE ainsi que la recherche. Tous les autres chapitres sont susceptibles d’être ponctionnés parmi lesquels les subventions de fonctionnement à divers établissements publics, l’enseignement, les crédits des offices, ou encore la promotion et le contrôle de la qualité. Interrogé, le ministère de l’Agriculture n’a pas souhaité nous faire part de ses choix.

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