Terra Cabra Un musée de la chèvre et du picodon

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Christian Moyersoen (à gauche), président de l’AOP Picodon, espère relancer le nombre d’adhérents qui a connu une chute avec la mise en place des plans de contrôle de traçabilité avec les organismes certificateurs.
La scénographie permet aux petits comme aux grands de comprendre la chèvre et les fromages. Crédits : © P.-L. Berger

L’espace découverte Terra cabra inauguré le 29 juin, à Planzolles en Ardèche, accueille en quatre langues tous les publics. L’espace pédagogique de 160 m2 est un projet porté par l’association des producteurs fermiers de la filière affineurs de l’Ardèche méridionale (APFFAAM), un investissement de 160 000 euros, subventionné à hauteur de 80%, le restant étant financé par l’association des producteurs. Films, maquettes de chèvre, tables de fabrication des faisselles suivi du travail du séchage à l’affinage, expériences sensorielles diverses et soirées-conte autour de la chèvre : tout est mis en oeuvre pour que chacun comprenne comment est fabriqué ce petit fromage emblématique : « Au moment où tant d’espaces agricoles sont à l’abandon, où des jeunes cherchent leur avenir, Terra Cabra doit susciter l’envie de s’installer paysan et de produire des picodons » explique Gregory d’Helft, président de l’APFFAAM.

Sur le même site, les porteurs de projet ont installé un atelier d’affinage de 630 m2 de fromage de chèvre et picodon. Ce nouvel outil, dont la gestion est assurée par la SARL les fromagers fermiers du Peytot, doit permettre de relancer la filière caprine. L’atelier, un investissement de 734 000 euros hors taxe, est financé à hauteur de 40% par l’Europe, la région Rhône-Alpes et le conseil général de l’Ardèche. « On affine les fromages et les tommes de huit jours à deux ans. On est la plus grosse cave d’affinage de l’Ardèche avec un million de fromages par an. Pour les picodons, l’affinage minimum est de huit jours » indique Christian Moyersoen, président du syndicat de l’AOP Picodon et gérant de la SARL, créée en 2007, qui associe dans son capital 15 fermiers chevriers.

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Confrontées à une baisse du nombre de producteurs chevriers dans l’Ardèche, à une perte du nombre des adhérents producteurs en AOP Picodon (350 en 1983, 200 en 2012), la SARL et l’association veulent redynamiser la filière caprine et prévoient l’installation de cinq producteurs chevriers sur cinq ans sur le territoire de l’Ardèche méridionale. La SARL « les fromagers fermiers du Peytot », qui emploie huit salariés, collecte et commercialise les fromages de chèvres et les picodons sur les marchés locaux (45% des ventes), dans la restauration (5%) et auprès de la grande distribution (55% des ventes). « Avec ces deux outils, la filière caprine espère susciter de nouvelles vocations, sensibiliser les écoles, les hôteliers restaurateurs pour mettre en valeur les fromages de chèvre de qualité et le picodon, dont la production passera d’ici quatre à cinq ans tout en biologique. Déjà trois producteurs de fromage sont agréés en bio » conclut Christian Moyersoen.

Plus d'infos sur Terracabra.com

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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