Semences fermières de luzerne : vigilance sur la cuscute !

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Graines de cuscute (ronds rouge) dans un lot de semences de luzerne avant triage à la magnétique. Crédits : © Laboratoire Labocem

Les semences de luzerne certifiées ont une garantie « zéro cuscute ». En semences fermières, le risque de présence de cette redoutable adventice est réel.

« En France, toutes les semences commercialisées doivent respecter un cahier des charges précis et il existe des normes de certification propres à chaque espèce, même lorsqu’elles sont en mélange », présente Rémy Vouton, coordinateur des fourragères chez Cérience, à l’occasion d’une journée dédiée aux semences fourragères, organisée en avril à la station La Jaillière d’Arvalis par Semae.

Ces derniers alertent particulièrement sur les risques liés à la cuscute dans les semences de luzerne fermière : la cuscute est une plante parasite qui se nourrit de la sève de la luzerne. Elle possède une capacité de dissémination importante et ses graines sont capables de survivre plus de 10 ans dans le sol. Une seule graine de cuscute peut contaminer et détruire une luzernière sur 100 à 150 m2. Les semences certifiées sont garanties « zéro cuscute ».

Les graines de cuscute ont une forme et une taille quasi identiques à celle des semences de luzerne. Dans le circuit de production de semence certifiée, la cuscute est traquée non seulement à la parcelle (trois visites dans l’année), mais aussi à la station de production, puis à la certification du lot mis en commercialisation.

Le processus de tri de la semence de luzerne comprend une étape dite « magnétique » :  de la limaille de fer est ajoutée au lot de semences. Les graines de cuscute étant plus poreuses que celles de luzerne, elles fixent davantage cette limaille de fer. Le passage devant un électroaimant permet de les éliminer.

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Pour les espèces fourragères comme pour les autres végétaux, l’utilisation de semences de fermes est légale sous conditions de rémunération équitable de l’obtenteur (pour les variétés protégées par un Certificat d’obtention variétale). Toutefois, il est important de bien mesurer les risques éventuels, dans la mesure où les équipements classiques de tris à la ferme ne peuvent pas garantir les mêmes critères que les équipements des professionnels.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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