Pomme de terre Sécheresse : McCain alerte la filière

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Récolte en septembre 2022 de pomme de terre pour la transformation. Crédits : © McCain

Cette année sécheresse record en France va affecter le rendement et la qualité de la récolte de pommes de terre à venir, a alerté l’industriel McCain le 28 septembre. Selon ses estimations, la récolte de pomme de terre actuellement en cours en France aurait des rendements et calibres inférieurs à la moyenne des 10 dernières années. Les derniers prélèvements sur différentes parcelles indiquent :

  • baisse des rendements en moyenne de -15 % à -20 % comparé à la moyenne pluriannuelle
  • calibres en baisse de -5 à -10 % ;
  • matière sèche supérieure à la normale +1 point à +2 points.
  • Le déficit hydrique de cette année 2022 est proche de l’année 1976 dans l’ensemble des bassins de production de McCain.

Cette baisse des rendements devrait impacter la part de volumes contractés pour approvisionner les 3 sites de production McCain de Béthune (Pas-de-Calais), Harnes (Pas-de-Calais) et Matougues (Marne). « McCain devra ainsi se positionner sur le marché libre pour acheter les volumes manquants - à des prix supérieurs au contrat passés avec ses agriculteurs partenaires - pour sécuriser l’approvisionnement des sites de production et la livraison des clients. »

Dans un contexte de demande largement supérieure à l’offre, cette situation entraîne une pression sur les cours et les approvisionnements, avertit le groupe.

 

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Nécessité d’un engagement collectif

Le mode de contractualisation McCain continuera de s’appliquer cette année encore sur base du contrat hectare. « Aucune demande ne sera faite aux agriculteurs pour combler le déficit de tonnage à l’hectare. »

Et face à l’incertitude quant aux perspectives d’assolement pour 2023-2024 en France et l’arbitrage à réaliser par les agriculteurs au sein des grandes cultures, le groupe en appelle « à chaque acteur de la filière de jouer son rôle pour soutenir la filière et les agriculteurs français pour qu’ils n’aient pas à assumer seuls les conséquences de la sécheresse sur la récolte 2022 ».

Il appelle aussi à une prise de conscience générale sur « l’urgence d’une mobilisation collective pour construire dès à présent un modèle plus résilient et durable remettant le sol au cœur du système de production pour pérenniser les filières agricoles face aux enjeux climatiques et alimentaires ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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