Savéol agrandit son élevage d'insectes auxiliaires

- - 3 min
Un investissement, 1,6 million d’euros qui conjugue emploi et agroécologie mais non éligible au plan de relance ?Savéol ne baisse pas les bras ! Crédits : © C. Pape

A l’étroit dans ses locaux de Guipavas, l’élevage d’insectes auxiliaires de Savéol s’est lancé dans une extension de 1 200 m2. Elle permettra de faire face à l’augmentation de la production de tomates et aux nouveaux besoins générés par un segment « Sans pesticides  de synthèse de la fleur à l’assiette » en fort développement. Lancé en 2015, ce segment connaît un beau succès et devrait passer de 10 à 20-25 % de la gamme dès la campagne 2021. « Et nous avons besoin de plus d’insectes auxiliaires », souligne Pierre-Yves Jestin, le président de Savéol rappelant aussi que Savéol est la seule coopérative de France et même d’Europe à élever des insectes auxiliaires.

A lire aussi : Tomate : des auxiliaires Macrolophus de qualité suffisante

L’extension devrait être opérationnelle à l’automne, au moment du démarrage de la campagne 2021-2022. « Nous allons en profiter pour augmenter encore nos ventes à l’extérieur de la coopérative », indique Pierre-Yves Jestin. Un chemin que prennent déjà 10 % des punaises Macrolophus, commercialisées dans les enseignes Hortalis.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Outil de formation et vitrine de la coopérative

Le bâtiment est prévu pour produire dix millions de punaises prédatrices et 130 millions de micro-guêpes, auxquels s’ajoutent 15 000 ruches de bourdons. Il sera également désormais outil de formation pour les salariés des serres et une vitrine pour la coopérative avec l’accueil de 5 000 à 6 000 visiteurs par an (scolaires, groupes, grand public…) et un poste est dédié à cette activité mise à l’arrêt par le Covid mais que Savéol entend reprendre et développer dès que possible.

Des auxiliaires spécifiques à la fraise

Savéol et l’AOP nationale Fraises de France ont créé Frais’nat, une structure indépendante basée dans les locaux de Savéol nature, qui va se spécialiser dans la recherche d’auxiliaires spécifiques à la fraise. Une démarche partie d’une rencontre. « Une jeune femme est venue faire sa thèse à Savéol, relate le président. C’est une pépite qu’on n’a pas voulu laisser partir à l’étranger. Et nous avons monté une structure autour d’une compétence, en espérant être, d’ici deux à trois ans, en capacité de fournir les producteurs. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires