Pomme : trente ans d’évolution des variétés

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La variété constitue le premier critère d'achat des pommes. Crédits : © RFL

A chaque consommateur sa ou ses variétés de pomme. C’est l’une des particularités de ce fruit : le consommateur est capable d’identifier plusieurs variétés de pomme, qui constituent le premier critère d’achat. Le CTIFL, associé à l’ANPP, la FNPF et le Gefel, organisait début novembre une rencontre technique sur l’évolution et l’évaluation des variétés de pomme. Cette journée s’est tenue sur le centre opérationnel de Balandran (Gard) et, nouveauté, sa première partie a été retransmise en direct.

« Nous avons fait ce choix compte tenu du succès important des webinaires du CTIFL depuis mars 2020 », a expliqué Sarah Moyse, directrice du centre de Balandran. Levier essentiel pour répondre aux exigences de compétitivité des vergers français, le choix variétal est l’une des premières questions que se posent les producteurs avant l’implantation d’un verger. Golden Delicious et Gala représentent près de la moitié des surfaces plantées en France (respectivement 29 et 20 %), devant Pink Lady (11 %), Granny Smith (9 %) et un trio composé de Fuji, Braeburn, et Red Delicious (4 % chacun).

Trente ans d’observation variétale

Les variétés classiques sont plutôt en baisse, sauf Gala et Fuji, tandis que la part des variétés sous démarche club augmente avec une forte domination de Pink Lady. Chez les variétés terroir, Belchard/Chantecler est en hausse. Côté consommation, « la progression des achats de Pink Lady est remarquable, d’autant plus que c’est une variété bien valorisée », a souligné Matthieu Serrurier, expert économique du CTIFL.

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L’assortiment en point de vente varie selon les circuits de distribution et les régions. « La diversité de cet assortiment est une richesse », a poursuivi Matthieu Serrurier. Vincent Mathieu et Sandrine Codarin ont présenté les résultats d’une étude sur les observations variétales compilées depuis plus de trente ans sur trois sites d’évaluation : INRAE d’Angers, centres CTIFL de Balandran et de Lanxade (Dordogne).

Le comportement en conservation des variétés récentes est étudié au sein d’un réseau comprenant le Cefel (Tarn-et-Garonne) et les centres CTIFL La Morinière (Indre-et-Loire) et Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône). L’objectif de ce réseau est de définir les durées et conditions de conservation ainsi que les sensibilités observées. Ces informations sont importantes pour les obtenteurs, producteurs et stations fruitières afin de proposer aux consommateurs une qualité optimale.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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