« Au début, pour mon père et mon grand-père, le choix du Petalmatic était évident car avec 8 ha à gérer à 4, il fallait gagner en efficacité tout en rendant les sols plus vivants », expose Philippe Guillemot qui gère le domaine avec son père Pierre Guillemot. Mais l’apprentissage a été compliqué. « Il était difficilement maniable, le palpeur revenait trop rapidement sur le pied suivant et il y avait souvent de la casse de vieux ceps. C’était contraignant », confie le vigneron.
Décompacter les sols sans perturber les horizons
Le domaine se montre plus enthousiaste avec la version suivante du modèle, le Petalmatic+ sorti en 2016. Il débutte et désherbe les jeunes plants ou les vieilles vignes, hautes ou basses, avec plus de précautions : « les disques sont deux fois moins larges. Ils ont des pales en plastiques démontables et des doubles-jalons pour mieux contourner et nettoyer les pieds sans les endommager. Cela permet également de mieux répartir la terre au milieu du rang ». De plus, avec son système rotatif hydraulique, il est possible d’adapter d’autres outils comme le Brosmatic et le Starmatic. Attentifs au développement de micro-organismes et de nutriments nécessaires à l’oxygénation et à l’hydratation des ceps, les Guillemot apprécient que le Petalmatic + décompacte le sol sans perturber les horizons, ni faire de semelle de labour. « On soulève la terre sans la retourner, l’intérêt est de conserver une biodiversité homogène », observe Philippe Guillemot.
Le domaine a investi 12 000 euros pour l’achat de deux paires de disques Petalmatic + qui ont été montées et réglées sur le tracteur par le constructeur. Le vigneron remarque que le prix par paire est « quasi le double du modèle acquis en 2007 ».
Le domaine utilise en général le Petalmatic + après vendanges et juste après la taille, en mars, mais toujours sur sol sec. Il conseille vivement de l’utiliser avant l’apparition des premiers bourgeons pour éviter de les endommager. Le matériel est assez lourd (32 kg) mais il est montable et démontable assez facilement (servomoteur, disques et pales) ce qui s’avère pratique pour l’entretien, relativement fréquent, et les réglages. Reste que la vitesse d’avancement est limitée : 1,5 km/h pour le décavaillonnage au printemps, 2,5 km/h au maximum après un griffage. Son usage est donc gourmand en temps et en carburant.