Les premières rencontres des produits de montagne rassemblent !
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Le 27 mars dernier, une rencontre a réuni les acteurs des filières des produits de montagne. Organisée par l’Association Altitude, en partenariat avec le Cniel, Inaporc et VetAgro Sup, cette matinée d’échanges a permis de mettre en lumière les enjeux liés à la promotion des « produits de montagne » et de valoriser leurs spécificités.
Les filières agricoles occupent une place centrale dans les territoires de montagne, où elles structurent fortement l’économie locale.
La montagne représente 12% de la population et 30% du territoire métropolitain ce qui en fait un espace stratégique pour les filières agricoles et agroalimentaires.
Dans des zones où les activités économiques sont souvent limitées, l’agriculture et l’agroalimentaire jouent un rôle essentiel en matière d’emploi.
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En 2021, le Cniel a alertait déjà sur un risque majeur : le déclin de la production laitière en zone de montagne.
Effectivement, malgré le dynamisme des filières agricoles et agroalimentaires en zone de montagne, des déséquilibres structurels demeurent. Un décrochage durable de ces filières pourrait accentuer une forme d’« archipélisation » des territoires. Autrement dit, certaines zones risqueraient alors de se retrouver progressivement isolées sur le plan économique et social.
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Ce phénomène s'explique notamment par les contraintes naturelles et des coûts de production plus élevés. Dans ce contexte, les territoires de montagne doivent poursuivre leurs efforts de structuration en s’appuyant sur des leviers économiques, fiscaux et réglementaires adaptés, indispensables pour assurer la pérennité des activités agricoles et agroalimentaires.
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Face à ces enjeux, les acteurs des filières souhaitent faire évoluer cette perception en structurant une identité commune autour d’un logo distinctif « produit de montagne ».
Cette reconnaissance officielle repose sur plusieurs objectifs clés :
« Notre mission aujourd'hui est de fédérer un maximum d'acteurs pour trouver les financements pour promouvoir et développer les produits de montagne », explique Stéphane Joandel, président d'Altitude.
L'association Altitude est née en 2002 avec une ambition : défendre les produits les montagnes et les fédérer autour d'un étendard commun, le logo "produits de montagne".
À l’origine, l'idée qui reste d'actualité aujourd'hui, était de trouver un débouché valorisant pour la production agricole de montagne, dans la mesure où seule 25 % de cette production est couverte par un signe officiel de qualité et d'origine (SIQO). Un logo « produit de montagne » peut coexister avec les autres signes officiels de qualité tels que Agriculture Biologique, Appellation d’Origine Protégée (AOP), Indication Géographique Protégée (IGP) ou encore label rouge.
Quatre filières nationales, le lait, le porc, les eaux de source, et la viande bovine adhèrent dès le départ à la démarche. Vingt ans après, alors que le différentiel de compétitivité subsiste pour les produits de montagne, il s'agit d'aller plus loin.
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En 2025, dix-neuf entreprises, dix-sept en lait et deux en porc, utilisent ou veulent utiliser le logo.
« Aujourd'hui, dix-neuf entreprises souhaitent utiliser le logo produit de montagne, ce n'est qu'un début. Nous devons accompagner cet élan collectif ».
Stéphane Joandel, président d'Altitude
La reconnaissance des produits de montagne ne se limite pas à un simple outil marketing. Elle constitue un véritable levier de développement territorial, permettant de renforcer l’attractivité des massifs, de sécuriser les filières et de mieux répondre aux attentes des consommateurs en quête d’authenticité et de traçabilité.
« Ne pensons pas à nos intérêts personnels. Pensons à l'intérêt général car c'est dans le collectif que chacun y trouvera son compte. »
Stéphane Joandel
Comme l'a indiqué Romain Le Texier, du Cniel : « D'après l'étude que nous avons commandité auprès d'Audirep, même si la notion de produits de montagne reste floue pour les consommateurs, essentiellement on suppose, faute de visibilité massive du logo, la présence de la mention « Produit de Montagne » inciterait deux tiers des répondants à choisir ce produit plutôt qu’un autre, une influence particulièrement marquée pour la raclette, moins pour le lait. Près d’un Français sur deux serait prêt à payer plus cher pour un produit porteur du label Produit de Montagne ».
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Impact de la mention "produit de montagne" :
Cependant, ces résultats sont à prendre avec des pincettes. Dans le contexte géopolitique impactant déjà le pouvoir d'achat des citoyens français, il est imaginable que ce que déclarent les témoins de cette étude ne soit pas totalement en adéquation avec l'acte d'achat en grande surface.
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En résumé, les participants à ces premières rencontres des produits de montagne se sont accordés sur plusieurs points :
Jean-Pierre Vigier, député de la Haute-Loire et président de l'Association nationale des élus de la montagne (ANEM) en est non seulement convaincu mais compte bien oeuvrer en ce sens : « Tous les ingrédients sont là pour réussir. Nous devons imaginer des dispositifs pour accompagner les producteurs, les transformateurs. Si nous ne bougeons pas, le coût de la disparition de l'activité agricole en montagne sera bien plus plus préjudiciable, d'un point de vue économique, social, environnemental ». Et de citer l'exemple de la Roumanie, qui fort d'un appui conséquent de l'Etat, déploie une promotion efficace de ses produits de montagne.
En conclusion, Jean-Pierre VIGIER s’est engagé à appuyer la démarche des filières agricoles et agroalimentaires de montagne :
Nous devons envisager des dispositifs d'exonération fiscale et sociale pour la montagne. L'Etat français doit être au rendez-vous pour ne pas abandonner les richesses de ses territoires.
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