Le robot de désherbage BipBip remporte le challenge Rose

- - 3 min
Le bloc-outil Bipbip est particulièrement adapté au désherbage des cultures maraîchères. Crédits : © projet BipBip

Le robot Bipbip a remporté le challenge Rose grâce à son système de désherbage mécanique particulièrement innovant. Ce challenge visait à encourager le développement de nouvelles solutions technologiques alternatives aux herbicides chimiques en se focalisant sur l’action du désherbage en intra-rang. Porté par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et l’Agence française pour la biodiversité, il réunissait quatre projets de recherche depuis l’appel à projets lancé en 2017.

Le projet Bipbip est une solution de désherbage automatique capable d’intervenir sur des cultures au stade précoce sur des plants très rapprochés. Bipbip réalise une action mécanique de travail du sol grâce à l’analyse des images acquises par un système de vision embarqué. L’intelligence artificielle associée permet au système de reconnaître la plante cultivée et de déterminer précisément la position de la tige. Les mauvaises herbes sont alors extraites mécaniquement par un système de binage de précision.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

désherbage mécanique
Suivi
Suivre
désherbage
Suivi
Suivre

Les compétences de cinq partenaires

Particulièrement adapté aux cultures maraîchères, le bloc-outil Bipbip couvre un rang de culture et peut être embarqué sur tout tracteur, y compris robotisé comme l’E-Tract de l’entreprise Elatec, utilisé dans le cadre du projet. La praticité du système grâce à son faible encombrement et sa modularité (plusieurs modules peuvent être associés pour travailler plusieurs rangs en parallèle) ont été particulièrement étudiées par l’équipe projet. Bipbip a remporté en 2022 un Sival d’Argent au concours Sival Innovation.

Il allie les compétences de cinq partenaires : l’imagerie et l’intelligence artificielle avec IMS (laboratoire de l’intégration du matériau au système), la robotique avec LaBRI (laboratoire de recherche bordelais en informatique), la conception mécanique avec Elatec (concepteur de matériels agricoles), mais aussi l’expertise professionnelle des fermes Larrère et la compétence agronomique du CTIFL. « Remporter ce challenge est une grande fierté pour notre consortium après quatre années de travail à mobiliser nos compétences et expertises respectives. Bipbip s’inscrit parfaitement dans l’agriculture de précision qu’il est impératif de développer pour tendre vers une activité agricole plus durable, respectueuse des cultures et au sens plus large, de l’environnement », a déclaré Jean-Pierre Da Costa, professeur à Bordeaux Sciences Agro et coordinateur du projet Bipbip pour le laboratoire IMS.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires