Au départ, l’achat d’une herse rotative était motivé par la recherche d’une solution pour éliminer les ronces, persistantes sur certaines parcelles malgré les herbicides. Il cherchait donc un outil capable de bien couper les racines. Depuis, il en a étendu l’usage à l’ensemble de ses vignes, pour partie certifiées en bio, et pour l’autre en HVE. D'où l'achat d’un deuxième outil.
Lorsqu’il a fait le choix du Heric il y a 10 ans, il a été séduit par la robustesse de l’outil. Il se rappelle que la herse valait 10 à 20% de plus que les outils comparables mais il n’a pas regretté. « Elle est peu encombrante et solide. Je n’ai eu aucun problème mécanique. Les lames sont d’excellente qualité. Je n’ai à les changer que tous les trois ans. »
La herse gère des herbes de toute hauteur
A l’usage, il a pu constater que le Heric passait partout « aussi bien sur les sols argilo-calcaires que sur ceux caillouteux et pierreux. Ça fait juste un peu plus de bruit ». Il règle la profondeur de travail à 5 ou 6 cm. « Les réglages ne prennent pas plus de 3 à 4 min ». Il est aussi satisfait du réglage de la dureté du palpeur, qui lui permet de passer sans dommage aussi bien « dans ses vignes de 50 ans ou de 2 ans ». S’il y a parfois un accident de pied déraciné sur les jeunes vignes, il évalue la perte à « 1 pied pour 7 000 à 10 000 pieds ». Il affirme ne pas rencontrer de problème sur les vieilles vignes. S'approprier le Heric n'a pas posé de problème particulier à ses collaborateurs.
« On ne peut pas faire plus de 1 hectare et demi par jour »
David Esquiro ne voit qu’un défaut à son équipement : la vitesse d’avancement. Elle ne dépasse pas 4 km/h. « On ne peut pas faire plus de 1 hectare et demi par jour ». Il ne réalise qu’un seul passage par an « quand on a le temps ». Il ne repasse une deuxième fois que sur certains sillons, plus problématiques. Selon lui, ces interventions ne dépassent pas 2 hectares. Il n'utilise pas d'autre intercep.
La souplesse de l'outil offre une certaine latitude d'intervention
Face à la contrainte de temps, le domaine s’est adapté. « On le laisse attelé et dès qu’on a le temps on y va. » La souplesse de l’outil fait que « le sol n’a pas besoin d’être très sec ». Autre avantage, la herse sait gérer des herbes de toute hauteur. « Une année, on s’est fait dépasser avec de l’herbe au niveau des raisins. Ça a parfaitement cassé les racines », témoigne le vigneron.