La hausse saisonnière des cours des petits veaux laitiers a pris une ampleur inégalée cette année avec un nouveau seuil de franchi la semaine dernière, dans un marché qui se tend avec les vagues de chaleur.
319 €, c’est ce qu’il fallait débourser en moyenne pour un petit veau laitier mâle de 45-50 kg sur les foirails la semaine dernière, selon les remontées de FranceAgriMer. Un niveau jamais vu, qui dépasse de 145 % la cotation de l’an dernier, même date. Les prix de petits veaux ont progressé de 195 €/tête depuis le début de l’année.
203 000 veaux sont nés de mère laitière en avril dernier, c’est 9 000 veaux de moins qu’un an plus tôt, rapporte l’Idele dans sa note de conjoncture. Le manque de petits veaux est similaire sur tout le marché européen, entre décapitalisation et crises santaires, ce qui contribue à l’envolée des prix. La semaine dernière, la hausse a été d’autant plus forte (+24 €/tête, du jamais vu depuis mi-mars) que la vague de chaleur nuit à la santé des animaux. Les intégrateurs, quoique inquiets, restaient aux achats pour préparer la saison d'automne.
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Néanmoins, l’Idele, qui suit le nombre d’inséminations artificielles réalisées sur les vaches laitières, estime que les naissances de veaux sont en train de se normaliser : « Un écart sera probablement observé avec la situation des naissances de l’été 2024, avec des disponibilités un peu plus importantes en juin et un peu moins de veaux disponibles en août, retrouvant des niveaux plus proches de l’année 2023 ».