Fruits : des solutions alternatives à l’essai

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La Sefra a dû limiter à 60 le nombre de participants à sa troisième « Séance arbo », mi-septembre en raison de la situation sanitaire. Crédits : © Agriculture Drômoise

La Sefra a dédié sa troisième édition « Séance arbo » aux techniques alternatives et biologiques en arboriculture. Côté ravageurs, trois interventions ont porté sur la lutte contre Drosophila suzukii. D’abord, Claire Gorski (Sefra) a présenté des résultats d’essais de stratégies de traitement à l’argile (effet barrière physique). Puis, Olivier Simler a donné ceux d’une combinaison de filets anti-drosophiles et filets périphériques testée au domaine expérimental La Tapy. Et Valérie Gallia a évoqué une expérimentation de piégeage massif de Drosophila suzukii, conduite par Sud-Expé Saint-Gilles en collaboration avec Bayer Cropscience.

Pièges de « fabrication maison »

Pour les forficules, Yannick Montrognon (Sefra) a tiré les premiers enseignements d’un essai de piégeage massif sur pêches précoces. Trois types de pièges de « fabrication maison » ont été mis en « pré-test » : un en forme de T, un tuyau et un « pot-journal ». Concernant la punaise diabolique, Nicolas Drouzy (Chambre d’agriculture des Savoie) a fait part d’essais de piégeage et de filets (barrières mécaniques). Place ensuite aux maladies, d’abord à la cloque du pêcher, avec des essais de produits de traitement commentés par Lucile Lecomte (Sefra) et Alexandre Magrit (Sud-Expé). Dernier sujet abordé, les monilioses sur fruits, avec Baptiste Labeyrie (CTIFL), qui a fait état des connaissances sur ces maladies et des résultats du projet PEI Climarbo. Objectifs de ce projet : déterminer quand se produisent les contaminations au verger selon le stade et la météo mais aussi mesurer l’efficacité d’un traitement sur les différentes périodes. Enfin, Claire Gorski et Noémie Dubernard (Sud-Expé) ont communiqué les résultats d’une évaluation de produits de biocontrôle (Julietta, Armicarb, Noli) contre les maladies de conservation sur pêches.

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Annie Laurie

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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