Ces exploitations produisent en moyenne 450 000 litres avec 1,6 UTH familiale et une surface de 77 ha dont 20 ha de céréales. « La baisse du prix du lait fait plonger le résultat juste sous la barre des 10 000 €/UTH familiale, commente Luc Mangelinck du Cerfrance Brocéliande. Le prix du lait chute de 35 € pour se situer à 297 €/1 000 litres face à un prix d’équilibre à 343 €/1 000 litres (1). L’impact de la crise est un peu atténué par la baisse des charges de structure (MSA, carburants, entretien…) de - 15 €/1 000 litres et une amélioration du coût alimentaire de - 11 €/1 000 litres. En revanche la forte dégradation des marges en céréales sur la récolte 2016 (- 271 €) contribue à la chute du revenu. L’EBE dégringole à 121 €/1 000 litres. Sans les aides (16 600 €/UMO familiale), le produit ne couvrirait pas les charges.
Un point d’équilibre à 343 €/1 000 litres
Quant à la trésorerie, elle se dégrade de 7 000 € conduisant à une trésorerie nette globale de 2 500 € proche de zéro. « C’est en mai juin que les trésoreries sont au plus bas en élevage laitier, avec les avances en terre », souligne-t-il. La dégradation des résultats devrait se poursuivre sur les clôtures de fin d’année. Les élevages de taille plus importante (550 000 à 1,3 million de litres) s’en sortent un tout petit mieux que la moyenne avec un point d’équilibre à 331 €/1 000 litres. « Cela s’explique essentiellement par la productivité du travail un peu supérieure : 291 000 litres vendus par UTH totale contre 251 000 litres. »
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Cerfrance a par ailleurs regardé les résultats des exploitations du quart supérieur parmi un groupe d’exploitations homogènes vendant 300 000 à 550 000 litres de lait. Leur point d’équilibre se situe à 311 €/1 000 litres avec un résultat de 22 000 €/UTH familiale (contre 343 €/1 000 l et 10 000 €/UTH familiale). Mais « pour être dans le quart supérieur, il faut être très bon techniquement, avoir peu investi ou avoir amorti. Ce n’est pas jouable pour tout le monde : tout dépend à quel moment de sa carrière on se situe. »
(1) Avec un prélèvement privé forfaitaire de 23 900 €/UTH familiale.