Des installations pour abreuver les vaches dans l'estive du Forez

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Les deux bacs sont à niveau constants et le trop plein repart vers le ruisseau via des tuyaux enterrés. Crédits : © F. d'Alteroche
La crépine (prise d’eau ), permettant de filtrer sommairement les impuretés, est située en amont des installations. Réalisée en inox elle a été solidement fixée par un grand piquet. Elle se prolonge par un tuyau en bargataire de 32 mm lequel se divise en deux via un T qui permet d’alimenter les deux bacs via des bargataires de 25 enterrés. Crédits : © F. d'Alteroche
Les deux abreuvoirs bétonnés sont situés de part et d’autre des deux rives. De dimension identique, ils suffisent pour un lot d’une quinzaine de génisses. Des clôtures en fil lisse électrifié interdisent l’accès du ruisseau. À l’arrière on distingue la passerelle, essentiellement réalisée en bois de mélèze. Crédits : © F. d'Alteroche

Le parc régional du Forez aide à mettre en place de belles réalisations pour éviter de dégrader les ruisseaux de montagne pour le bonheur des vaches et des truites.

Au Gaec de la Bergeronnette à Olliergues dans le Puy-de-Dôme, une estive située sous le col du Béal à 1 350 mètres d’altitude accueille chaque été une quinzaine de génisses. Longtemps les animaux se sont abreuvés dans le petit ruisseau serpentant dans un creux du relief. Pour atteindre l’eau les animaux marchaient forcément dans la patouille. Du coup l’eau bue était à la fois boueuse et tourbeuse avec forcément un impact défavorable sur le milieu.

Pour y remédier le Gaec a confié à Marc Cladière, technicien rivière du contrat territorial Dore pour le Parc naturel régional Livradois Forez, la mise en place avec son équipe de deux abreuvoirs gravitaires à niveau constant avec prise d’eau en amont du ruisseau et retour enterré du trop-plein plus loin en aval. Les berges ont été clôturées. Et petit luxe supplémentaire, une passerelle en bois permet aux animaux de passer d’une berge à l’autre sans souiller le milieu. En peu de temps le fond du ruisseau a retrouvé sa clarté, laissant voir un joli lit de graviers. La faune piscicole apprécie. Quelques alevins de truite fario ont pu être repérés, preuve s’il en est que la nature est vite reconnaissante si on prend soin d’elle.

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Combien ça coûte

Le prix de revient de l’installation avoisine 6 000 euros, répartis pour moitié entre les frais de main-d’œuvre et les différentes fournitures (prise d’eau inox, piquets acacias, tuyau, fournitures clôtures, bacs béton, empierrement…). Ils ont été financés par l’Agence de l’eau Loire Bretagne et la Région Auvergne Rhône-Alpes dans le cadre du contrat territorial de l’aménagement du bassin versant de la Dore.

Pour aller plus loin

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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