Benjamin, associé en Gaec avec son père Gérard Talvas (et son oncle Marcel) dans le Morbihan (100 VL, 940 000 litres) « Débris de canettes... six vaches euthanasiées »

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Benjamin associé en Gaec avec son père Gérard Talvas (et son oncle Marcel) dans le Morbihan. Crédits : © C. Le Clève

« Depuis deux ans, nous avons dû faire euthanasier six vaches  parce qu’elles avaient ingéré des débris de canettes de boissons jetées depuis la route. On en retrouve hachées dans l’ensilage d’herbe ou de méteil. On en trouve parfois le matin dans les refus. Ce qu’on retrouve, ce sont les plus gros morceaux. Les plus petits, malheureusement, nos animaux les ont ingérés. Cet été, c’est la goutte qui a fait déborder le vase ! Fin juillet, après avoir été vue une nouvelle fois par le vétérinaire, une vache traitée est partie chez Bigard. Saisie totale. Ça fait mal au cœur. On n’élève pas nos animaux pour les voir dépérir, souffrir et mourir comme ça.

Cela coûte 1 500 euros pour une vache perdue, sans compter les 2 000 euros de perte laitière et les frais vétérinaires. Nous avons contracté une assurance « mortalité ». C’est à chaque fois la même chose, le véto vient, les traite, met des aimants pour tenter de capter les éventuels morceaux mais pour l’essentiel, certaines de ces canettes sont en alliage non ferreux, donc on ne trouve rien. L’électro-aimant en tête de l’ensileuse de l’entreprise ne parvient pas non plus à les capter. 

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 © C. Le Clève
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Les fabricants du machinisme agricole devraient se pencher sur la question mais également les industriels de la canette et des boissons pour faire des alliages détectables. Nous souhaitons également alerter le grand public pour faire passer le message sur le risque que font encourir à nos animaux des gestes plein d’inconséquences. Nous avons voulu faire évoluer notre système, faire les choses bien, en augmentant nos surfaces en herbe et en méteil. Les sols sont mieux, c’est moins d’intrants… C’est très intéressant en valeurs protéiques et c’est donc devenu la base de la ration. Mais, fauché bas par l’ensileuse, le méteil peut contenir des cannettes contrairement au maïs ensilé plus haut. Si on ne trouve pas de solution, on ne va pas continuer à exposer nos vaches ! On se pose la question de faire évoluer la part du maïs dans la ration. »

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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