Face à la stagnation des surfaces, l’interprofession céréalière et les industriels annoncent un nouveau plan de sauvetage du blé dur, basé sur une valorisation « premium » et la contractualisation.
Le nouveau « plan stratégique » appelle à développer la contractualisation entre les agriculteurs et les collecteurs. La question de la contractualisation de l’amont de la filière est un serpent de mer. Cette fois-ci, il y a un objectif chiffré : contractualiser 15 % des volumes collectés d’ici trois ans. Une promesse notamment destinée à éviter l’intégration du blé dur dans le cadre d’Egalim 2, qui impose une part de contractualisation.
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La moitié des pâtes consommées en France est importée. Sur ce marché très concurrentiel, les acteurs de la filière souhaitent mettre en avant les atouts environnementaux et qualitatifs de la production de blé dur tricolore via une démarche « premium », afin de se démarquer et gagner des parts de marché en volume et en valeur. Une voie explorée avec succès par Alpina Savoie.
Redynamiser la sélection variétale en blé dur ? L’ambition n’est pas nouvelle, et était déjà au menu du précédent plan de 2015. Il ne reste désormais plus que deux programmes de sélection blé dur en France, contre quatre acteurs à l’époque. La faute à un manque de rentabilité pour les obtenteurs sur ce qui est devenu une niche, et qui pose la délicate question de la rémunération des sélectionneurs.
Ce plan n’est pas le premier annoncé pour relancer le blé dur. Le dernier date de 2015. Il ambitionnait de faire remonter la production entre 3 et 3,5 millions de tonnes et les surfaces à 600 000 hectares. On en est loin. Selon l’observatoire d’Arvalis basé sur des données Cerfrance, la marge du blé dur serait pourtant en moyenne supérieure à celle du blé tendre sur la durée, accidents compris.