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Un plan de grande envergure pour relancer la filière blé dur

Les surfaces de blé dur ont fortement chuté depuis quatre ans. La filière française se mobilise pour prendre une place de leader européen.

Les acteurs de la filière blé dur ont décidé de réagir face à une baisse de 40 % des surfaces de la céréale en France entre 2010 et 2014. Ils ont annoncé un plan de relance le 5 février, à Tours lors de la journée de la filière. Celle-ci est confrontée à un paradoxe : les surfaces ont baissé de 500 000 à 300 000 hectares entre 2010 et 2014 alors même que le marché international est très demandeur et que les prix mondiaux sont soutenus. Cette importante chute s’explique en partie par le fait que le blé dur est perçu par les producteurs comme une culture à risque, à la rentabilité difficile. Pourtant, selon Yannick Carel d'Arvalis, « en moyenne sur dix ans, la marge brute du blé dur est supérieure à celle du blé tendre de plus de 200 €/ha, et de plus de 130 €/ha en moyenne sur cinq ans ». Les facteurs de risques concernant la qualité et le gel restent malgré tout à prendre en compte.

 

Plus de 3 millions de tonnes en 2020-2025

Le plan de relance français se fixe des objectifs ambitieux en termes de production : atteindre 3 à 3,5 millions de tonnes (Mt) à l’horizon 2020-2025, contre 1,3 Mt en 2014, sachant que le record historique est de 2,3 Mt en 2010. Pour cela, il vise à développer les surfaces dans tous les bassins de production, à faire reconnaître le blé dur comme une espèce spécifique au regard de la PAC et à pérenniser le soutien communautaire par une aide couplée en zone traditionnelle. Le plan a également pour ambition de valoriser l’exportation qui représente la grande majorité de la production en proposant une offre visible, continue et répondant aux besoins qualitatifs des utilisateurs. Il visera enfin à consolider la transformation en France, qui devra plus que doubler pour atteindre 0,5 à 0,7 Mt.

Des stocks mondiaux au plus bas


La situation à l’échelle mondiale n'est pas meilleure : la production de la campagne 2014 a atteint 32,7 millions de tonnes (Mt) pour une consommation de 35,8 Mt. Les stocks sont donc au plus bas, à un niveau jamais vu depuis plus de dix ans (4,2 Mt).

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