Conseiller caprin dans une large zone Nord de la France, Thomas Wartel a développé une formation et un rationneur caprin en ligne.
Après un BTS production animale à Genech (Nord) puis un certificat de spécialisation caprin réalisé en apprentissage dans les Deux-Sèvres, Thomas Wartel a travaillé trois ans comme conseiller ovin-caprin à la chambre d’agriculture des Hauts-de-France. « Je voulais être plus indépendant et je savais qu’il y avait une demande d’appuis techniques », explique le jeune homme de 28 ans. Il crée Forma’Cap en 2024 et intervient depuis directement auprès des éleveurs des Hauts-de-France, de Normandie et du Grand-Est pour du suivi technique, du suivi technico-économique ou des conseils plus ponctuels.
Formation pour les éleveurs et les candidats à l’installation
L’une de ses premières offres est E-Goat’Pro, une formation entièrement en ligne consacrée à l’élevage caprin. Elle compte onze modules portant sur l’alimentation, la santé, la reproduction, la génétique, les bâtiments, le technico-économique ou encore l’installation. Le parcours complet représente une trentaine d’heures de vidéos, avec des exercices et des témoignages d’éleveurs.
« Ceux qui veulent s’installer en élevage caprin sont souvent en reconversion professionnelle et ne connaissent pas grand-chose à la filière », constate Thomas Wartel. L’objectif est donc de leur donner une vision globale avant et pendant leur projet. La formation est proposée à un peu moins de mille euros (avec une offre à moins de 700 euros jusqu’à la fin octobre 2026). Une vingtaine d’éleveurs ou futurs éleveurs s’y sont déjà essayés.
Construire sa ration à partir de ses propres analyses
Dernièrement, il a développé un outil de rationnement en ligne. « Je pense qu’un éleveur caprin doit pouvoir réaliser et ajuster ses rations sans dépendre d’un technicien », estime le conseiller. Accessible directement sur internet, l’outil permet de calculer une ration à partir des caractéristiques du lot (poids moyen des chèvres, effectif, niveau de production, stade de lactation) et des aliments disponibles. L’outil se base sur les valeurs alimentaires de références mais il est possible (et recommandé) d’enregistrer ses propres analyses de fourrages et de concentrés. L’éleveur peut aussi renseigner le prix de chaque aliment. Le rationneur calcule alors le coût de la ration ce qui permet de comparer différentes solutions.
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L’outil donne notamment les besoins en UFL et PDI, le bilan de la ration ainsi qu’un indicateur d’équilibre. Le coût est calculé par chèvre et par jour, mais aussi pour l’ensemble du lot sur la période considérée.
Un outil, mais aussi un accompagnement
Thomas Wartel ne souhaite toutefois pas opposer son rationneur au conseil humain. Les éleveurs peuvent ainsi lui transmettre leur première ration afin qu’il la contrôle et la valide.
Le rationneur est vendu sous la forme d’un achat unique avec accès à vie, au prix de lancement de 199 euros jusqu’à fin octobre, avant une montée prévue à 500 euros. Une vingtaine d’outils ont déjà été vendus depuis le lancement en juin dernier. Thomas Wartel travaille maintenant sur un futur outil permettant aux éleveurs de calculer eux-mêmes leurs marges brutes. Son objectif est de développer progressivement des services en ligne utilisables au-delà de sa zone géographique, notamment grâce au conseil en visioconférence.