Selon les nouvelles données du Citepa, les émissions globales de gaz à effet de serre ont diminué de 4,1 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. En agriculture, elles ont baissé de 1 %.
Selon les estimations du baromètre mensuel du Citapa, les émissions nationales de gaz à effet de serre (GES), hors puits de carbone, atteignent 179,7 Mt CO₂e au premier semestre 2026, contre 187,4 Mt CO₂ au premier semestre 2025. Cela représente une diminution de 7,7 Mt CO₂e, soit une baisse de 4,1 %. Cette réduction est principalement portée par les secteurs des bâtiments (-12,0 %) et des transports (-4,5 %), qui contribuent respectivement à hauteur de 3,7 et 2,7 Mt CO₂e à la diminution des émissions. L’agriculture voit aussi ses émissions reculer de 1 %.
En agriculture, des évolutions contrastées selon les gaz
Les émissions du secteur agricole poursuivent leur diminution, à un rythme modéré. Elles reculent de 1 % au premier semestre 2026, avec des évolutions contrastées selon les gaz. Le méthane (CH₄) diminue de 2,4 %, notamment sous l’effet de la réduction du cheptel bovin, tandis que les émissions de protoxyde d’azote (N₂O) augmentent de 2,1 %, en lien avec la hausse des apports d’engrais minéraux azotés. Sur l’ensemble de l’année, les émissions de l’agriculture et de la sylviculture diminueraient de 1,3 %, pour atteindre 75,6 Mt CO₂e.
La baisse globale devrait ralentir au second semestre
Cette tendance baissière globale devrait toutefois ralentir au second semestre 2026. Selon le baromètre prévisionnel, les émissions diminueraient de 1,3 % par rapport au second semestre 2025, avec des réductions de 1,1 % au troisième trimestre et de 1,5 % au quatrième trimestre.
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Une augmentation de 43 % des GES liés aux incendies
Selon une première estimation du Citepa, réalisée à partir des données du programme européen Copernicus, environ 77 000 hectares ont brûlé en France hexagonale entre le 1er janvier et le 27 août 2026, hors surfaces d’écobuage identifiées. Les émissions de GES associées à ces incendies sont pré-estimées à environ 5,7 Mt CO₂e, soit une augmentation de 43 % par rapport à 2022, année déjà marquée par des incendies exceptionnels.