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Journées Export Agro
Après-Brexit : les exportations vers le Royaume Uni sont plus fluides

Après le Brexit, dont la mise en place n’est pas totalement terminée, les procédures s’éclaircissent. Après les formalités douanières, ce sont les formalités sanitaires et phytosanitaires qui vont entrer en vigueur progressivement.

© Pixabay

Le Royaume-Uni est fortement dépendant des importations agroalimentaires, à hauteur de 45% dont près des deux tiers en provenance de l’Union européenne. Même si le Brexit a fortement modifié ses relations avec l’UE, après un démarrage compliqué, les procédures se sont fluidifiées constatent les participants aux Journées Export Agro 2022 du 5 avril.

Julie Poirot, conseillère adjointe aux affaires agricoles à l’ambassade de France à Londres, indique que « toutes les formalités douanières sont bien mises en place depuis le 1er janvier 2022 avec le système britannique GVMS, mais à la date du 5 avril, il reste encore des doutes pour les formalités sanitaires et phytosanitaires. Le ministère de l’Agriculture nous a toutefois récemment confirmé que l’échéancier sera tenu : au 1er juillet pour les produits carnés, au 1er septembre pour les produits laitiers et au 1er novembre pour tous les autres produits. Quant aux animaux vivants, ils seront concernés lorsque toutes les installations dédiées seront prêtes, peut être en 2023 ». Ce sont les DDP qui délivrent les certificats nécessaires pour les produits animaux. FranceAgriMer diffuse une liste des produits composés également concernés.

Plusieurs procédures planifiées sur les mois à venir

Pour les mois à venir, plusieurs procédures sont planifiées, notamment une certification spécifique au 1er juillet pour les produits bio assortie, à partir du 1er octobre, de l’obligation d’apposer l’adresse de l’importation sur tous les produits (au moment de leur distribution). « Les palettes en bois doivent par ailleurs respecter la norme internationale NIMP15 » complète Julie Poirot. Elle conseille de surcroit aux exportateurs de se faire aider par un commis en douane, en tous cas un spécialiste : « car ce ne sera pas le chauffeur qui pourra répondre aux demandes des douanes lorsque les contrôles physiques seront effectués » ajoute-t-elle. Selon la spécialiste, il ne faut pas attendre de bienveillance particulière des douanes britanniques même si les contrôles physiques devraient être assez rares.

Enfin, les exportateurs doivent vérifier que les points de passage qu’ils envisagent d’emprunter soient bien agréés pour leurs produits : si les deux points principaux que sont Douvres et Folkstone seront prêts au 1er juillet pour tout, d’autres points d’entrée moins importants pourraient ne pas l’être.

Nouvelle taxe sur les plastiques, encadrement de certaines promotions

A plus long terme, elle souligne deux autres sujets. La nouvelle taxe sur le plastique est notamment entrée en application le 1er avril si l’emballage comporte moins de 30% de plastique recyclé. Et, à partir du 1er octobre, les promotions sur les produits trop gras, trop sucrés, trop salés seront encadrées pour lutter contre l’obésité.

A court terme, la difficulté est plutôt logistique avec l’arrêt de la compagnie P&O qui vient de licencier 800 marins et n’opère plus alors qu’elle assurait la moitié des traversées, sans oublier un autre ferry immobilisé après un accident (WBYeats).

 

Pour soutenir les exportateurs, toutes les études sur le Royaume-Uni de Business France (circuits de distribution) et de Sopexa (tendances marketing) sont disponibles en ligne : https://bit.ly/BF-etudes-agro

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