Volatilité des céréales : deux garde-fous s’installent
Stéphane Le Foll a salué hier deux décisions tendant vers plus de régulation des marchés des céréales et fourrages. L’accès facilité des éleveurs à la Dotation pour aléas (DPA) est accepté des parlementaires. L’immobilisation demandée pour en bénéficier est réduite de moitié ; elle peut aussi prendre la forme de fourrages (cette option concerne surtout les éleveurs de ruminants). D’où un « lissage fiscal par rapport à l’outil », commente un porte-parole du ministre de l’Agriculture. Cette mesure vient d’un amendement à la loi de finances rectificative 2012 que le gouvernement avait déposé le 12 septembre. Le ministre s’est aussi félicité de certaines dispositions de la loi Bancaire présentée mercredi matin en Conseil des Ministres par Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances. Cette loi limite le « négoce à haute fréquence » et encadre les possibilités d’intervention des banques françaises sur les marchés à terme de matières premières agricoles. Selon Vincent Magdeleine, directeur de Coop de France Métiers des grains, la première disposition est « de bon sens », même si le trading à haute fréquence touche peu les matières premières ; sur le plan de l’intervention des banques, il souhaite une coordination européenne et le maintien d’outils de couverture pour des coûts abordables.