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Volailles Label : Avigers « passe le cap »

Les productions fermières d'Avigers sont en recul, mais l'Association avicole a mis en place un fonctionnement qui lui permet de passer ce cap difficile. 

Les volailles fermières du Gers n’échappent pas à la morosité ambiante qui touche la consommation alimentaire, et notamment la consommation de poulets, en régression sensible. Une situation qui se répercute sur l’activité des producteurs qui, pour s’adapter à la demande, ont réduit les mises en place. Le recul a été de 12 % en 2002 (7 millions de volailles Label Poulets gris, roux, noirs et blancs, pintades, dindes, chapons, poulardes, chapons pintades, canards Label et oies fermières. et biologiques) et de 6,8 % en 2003 (6,5 millions de volailles Label). « Il faudrait normalement, cette année, retrouver une année positive, mais malheureusement la situation que nous avons vécue en début d’année[ndlr : - 9 % sur les premières semaines] risque d’hypothéquer sérieusement nos projets », indique Christian Laforêt, président d’Avigers, Association avicole du Gers.

Le cap est donc difficile à passer, mais les producteurs gersois ont plusieurs cordes à leur arc. Ils ont notamment la chance d’appartenir à des groupements pratiquant le polyélevage, ce qui leur permet, si besoin est, d’utiliser ponctuellement leurs bâtiments conçus pour les volailles Label Rouge, à d’autres productions comme le canard, les pintades démarrées destinées à être vendues sur les marchés locaux, les cailles ou encore les poulets standards. « Il s’agit généralement d’une bande sur l’année, précise Pierre Buffo, le directeur d’Avigers. Entre garder des bâtiments vides et les faire tourner avec d’autres productions, la décision a été vite prise. »

« En revanche, si nous voulons nous en tirer, nous sommes condamnés à nous en sortir par le haut,poursuit Christian Laforêt. Nous n’avons pas les moyens sociologiques, géographiques, économiques et climatiques de nous battre sur les premiers prix. Il y a danger à nous replonger dans une logique de produits de masse que d’autres savent mieux faire que nous. »

Garder la notoriété pour rester sur le plan national

Les producteurs du Gers, qui ont rationalisé leurs outils industriels en ne gardant que deux abattoirs sur le département, continuent à développer une identité terroir forte et à communiquer sur la marque « Gers ». « Nous n’accepterons pas que le poulet du Gers soit mis sous une marque ombrelle,prévient Christian Laforêt, car il a une notoriété qui doit lui permettre d’avoir une place sur le plan national. »

La campagne de communication 2003, qui alliait télévision, affichage dans le métro, opérations promotionnelles et animations en magasins, leur a d’ailleurs permis de passer de 38 % de notoriété nationale en 2002 à 49 %, avec une pointe à 75 % en région PACA (sondage BVA, juin 2003). Grâce à la coopération, la filière gersoise a su créer une véritable interprofession départementale et elle maîtrise toute la partie amont de la production. Elle compte, à l’avenir, mettre plus de moyens sur l’aval : communication, marketing et suivi de la distribution.

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