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Volaille : Rhône-Alpes tire un bilan de la crise

« Nous avons l’impression d’avoir subi un Tsunami !» C’est dans des termes imagés qu’Yves Franck directeur de l’Afivol (Association régionale filière volaille Rhône-Alpes) a décrit l’état d’esprit de la filière lors de l’assemblée générale de la structure, le 13 juin dernier. Heureusement, comme dans presque tous les cas de catastrophe naturelle, un grand élan de solidarité c’est mis en place autour des acteurs de ce secteur.

En Rhône-Alpes, l’Etat est intervenu à hauteur de 1,3 M€ pour les entreprises. Deux sociétés on pu être dédommagées à hauteur de 150 K€et 38 autres ont bénéficié d’un budget moins important en fonction de leur perte. Le manque à gagner des éleveurs a été compensé par une aide de l’Etat plafonnée à 3 000 euros par structure.

Les entreprises situées dans l’Ain ont perçu une subvention complémentaire de 3 M€ pour le préjudice qu’elles avaient subi suite à la mise en place des zones de protection et de surveillance. Le Conseil Régional ainsi que les départements de l’Ain, de l’Isère, de la Drôme et de l’Ardèche se sont également fortement mobilisés en injectant 580 K€ dans des opérations d’écoulement des stocks surgelés auprès des restos du cœurs (80 tonnes), des banques alimentaires (148 tonnes) et des lycées (10 tonnes) de Rhône-Alpes.

Restructuration en amont

« Ces opérations nous ont permis d’insuffler un peu de dynamisme au plus fort de la crise, mais il est difficile d’établir un bilan exact des pertes financières de la filière », reprend Yves Franck. En effet, si aucun dépôt de bilan n’est enregistré, la fermeture annoncée par le groupe Gastronome de son abattoir de dindes à Pizancon (26) dans la Drôme au mois de septembre prochain devrait entraîner une restructuration importante en amont de la filière. Afin de mieux évaluer l’état de celle-ci et de mettre en place des scénarii de relance, l’Afivol débute cet été, un audit complet du secteur. Les résultats devraient être rendus public en septembre. D’ici là, les aviculteurs espèrent recevoir rapidement les aides européennes débloquées le mois dernier.

Rédaction Réussir

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