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Vins Bio : chercher de nouveaux débouchés

La quatorzième édition de Millésime Bio s’est tenue à Narbonne en début de semaine.

En dépit d’un décalage certain, les difficultés du monde viticole ont fini par affecter les producteurs de vin bio qui traversent une passe relativement difficile depuis quelques mois. « Le chiffre d’affaire de mon exploitation aurait dû augmenter en 2006, mais il n’a fait que stagner » faisait remarquer Olivier Monne, propriétaire du Clos de L’Oum, à Bélesta dans les Pyrénées-Orientales.

Thierry Duchêne, directeur de l’association interprofessionnelle des vins bio du Languedoc-Roussillon, et organisateur du salon, témoigne : « Nous savons que des propriétés ont été contraintes de déclasser des vins bio en conventionnels pour parvenir à vendre leur production. Et ces tensions ont joué sur les prix, notamment en réduisant l’écart entre la bio et le conventionnel. Ceux qui s’en sortent le mieux actuellement sont les domaines qui ont une certaine antériorité, une notoriété déjà établie, et qui conservent une capacité à prospecter. »

Une niche complètement saturée

La viticulture bio limite toutefois la casse en restant pertinente et performante à l’export. Nombreuses sont les exploitations à commercialiser leurs vins à l’étranger, dans des proportions parfois très importantes, de 50 à 80 % des bouteilles. Participer à Millésime Bio, qui accueille un tiers d’acheteurs étrangers dans son visitorat, était donc un moment incontournable pour les 238 domaines présents à Narbonne.

« Le marché de la bio en France est une niche qui est aujourd’hui complètement saturée, tout le monde propose du vin Bio » signalait Emmanuel Cazes, du célèbre domaine de Cazes, en Roussillon. « Nous devons travailler à vulgariser ces produits, à trouver de nouveaux consommateurs en sortant des réseaux spécialisés. » Le négociant héraultais Jacques Frelin, 1,5 million de cols de vins bio par an, a pris le taureau par les cornes et revu complètement la stratégie de son entreprise, appelée désormais « Terroirs Vivants ». « Nous avons investi près de 30 000 euros pour communiquer directement avec le consommateur et non plus avec nos acheteurs. En passant par une nouvelle segmentation de la gamme et la création de la marque Terroirs vivants. » La gamme est ainsi articulée autour des moments de consommation, avec des vins « sympathiques », des vins « typiques » et des vins « exubérants » propre à mieux convenir aux nouveaux acheteurs, notamment les femmes. Et Jacques Frelin s’attaquera cette année au marché de la GMS avec une marque, « Réserve naturelle », en France et en Angleterre. Justement, pour aller chercher ces nouveaux clients qui permettraient de faire redécoller les ventes des vins bio.

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