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Viandes du père Joffrois redresse la barre après un mauvais départ


> Yves Joffrois, directeur de la PME créée fin 2012.
En redressement judiciaire, la société des Viandes du père Joffrois (Pierrefort, Cantal) cherche un nouveau souffle.

Fondée le 26 décembre 2012, la PME Viandes du père Joffrois espérait de belles retombées du contrat d'approvisionnement des « Bistrot du boucher » en viande bovine issue de races à viande. La société a investi 350 000 euros dans l'outil de production, en partenariat avec la coopérative d'éleveurs Elvea qui détient 4 % du capital. Pourtant, l'exercice 2013 est en déficit de 600 000 euros et la société a été placée en redressement judiciaire le 6 février 2014. L'atelier a recours au chômage partiel et doit à ce jour 290 000 euros aux éleveurs. En cause : l'augmentation de 26 % du coût des matières premières en neuf mois, répercutée sur les ventes à 14 %. « Dans ma famille, je suis la troisième génération de bouchers et je n'ai jamais vu ça. Ce problème de marge est apparu dès la création de la société. Notre projet était d'alimenter au moins 90 % des Bistrot et nous sommes passés d'une dizaine de bêtes par semaine à 25. Les éleveurs ont vu leur produit revalorisé, mais l'aval n'a pas répercuté la hausse », analyse le directeur Yves Joffrois. « Aujourd'hui, on repart sur des bases saines. Les volumes ont été ramenés à une dizaine de bêtes par semaine. Nous avons négocié une augmentation de nos prix de 10 % avec sept Bistrot et nous avons des contacts avec d'autres restaurants parisiens haut de gamme ». Par ailleurs, la maison Joffrois a ouvert en avril un nouveau magasin en région clermontoise. « Je tire mon chapeau aux éleveurs qui nous accordent toujours leur confiance et je ferai tout pour ne pas les décevoir », déclare Yves Joffrois.

Rédaction Réussir

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