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Viande porcine : une image à revaloriser

Les professionnels de la filière tirent un bilan plutôt mitigé du premier trimestre 2005. Ils s’inquiètent aussi de la baisse régulière de la consommation française. Selon une étude de l’Ofival, l’image de la viande porcine y serait pour quelque chose.

Le climat actuel n’est pas à l’optimisme en cette mi-avril. Les producteurs pensent cependant être arrivés à un prix plancher et préfèrent rester un tant soit peu optimistes pour les semaines et mois à venir. En revanche, les opérateurs de l’aval s’inquiètent, notamment au sujet de la consommation.

Fin difficile pour le premier trimestre

Le premier trimestre de 2005 s’est déroulé en deux temps. Après une hausse des cours sur les mois de janvier et février, un mouvement baissier s’est amorcé au mois de mars. La cotation nationale a tout d’abord ralenti sa progression pour chuter à la fin du mois. Ce brusque repli a surpris bon nombre de professionnels et s’explique par le soudain déséquilibre du rapport offre/demande : les apports se sont faits trop importants comparés aux besoins très faibles en cette période de l’année (long week-end de Pâques, fin de mois, …). Début avril, le marché n’avait toujours pas retrouvé sa fluidité et les cours sont quasiment à leur niveau de 2004.

En aval, les premiers mois de l’année n’ont pas non plus été idylliques. Fin 2004, les grossistes ont vu leurs marges fortement diminuer et selon eux la situation ne s’est que peu améliorée depuis. Les abattoirs parlent d’une activité export peu dynamique vers l’Asie et de problèmes persistants avec la Russie (mis en place d’un accord au sujet de la trichine). Enfin, le marché français est morose. Ce dernier point inquiète tout particulièrement la plupart des professionnels de la filière.

Le porc : une viande de tradition et rustique

Selon Secodip, les achats de porc frais étaient en baisse en 2004 par rapport à 2003 et cette tendance se poursuit en ce début d’année. Ils diminuent de 7,7 % sur les deux premiers mois de 2005 par rapport à la même période de l’année précédente. Seule la consommation de jambon reste à peu près stable (+ 0,3 %). Chacun tente de se donner des raisons : le prix, le changement des modes de consommation, l’image de la viande, etc. Dans l’objectif de trouver des solutions pour relancer les achats de viande, l’Ofival vient de présenter les résultats d’une étude réalisée par le CSA sur les changements de comportement des consommateurs et leurs conséquences sur les produits carnés.

Selon cette étude, les crises alimentaires ne semblent plus être le facteur majeur de baisse de la consommation. Aujourd’hui, les préoccupations en matière de santé et de diététique entraînent une baisse de la fréquence de consommation des viandes ainsi que de la quantité consommée. L’image de la viande est un facteur important dans cette tendance de désaffection des produits carnés. Et les consommateurs n’ont pas forcément une idée très juste de ce que lui apporte tel ou tel produit. Selon les résultats du CSA, le porc possède une image de viande très accessible (prix peu élevé et viande plutôt facile à cuisiner). En revanche, nombreux sont les consommateurs qui la trouvent trop grasse. C’est aussi une viande dévalorisée : elle serait trop rustique, pas assez moderne. Seul le jambon, au même titre que le steak haché pour le bœuf, n’est pas perçu ainsi. Sa facilité d’utilisation, sa référence à l’enfance, l’existence de marques, … sont autant d’éléments positifs qui peuvent expliquer la stabilité de ses achats.

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