Veillée d’armes
Le serpent de mer de la plainte « Unigrains » revient sur le devant de la scène. Cette affaire, qui pèse comme une épée de Damoclès au dessus du syndicalisme depuis huit ans, sera examinée du 1er au 7 octobre prochain par le tribunal correctionnel de Paris. Le tribunal devra se prononcer sur la légalité du fonds de solidarité des céréaliers avec les éleveurs mis en place par Unigrains et sur les éventuels bénéfices qu’en auraient tiré la FNSEA et ses satellites. A quinze jours du procès, on fourbit ses armes. Hier, tour à tour Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, et son prédécesseur Luc Guyau ont justifié sur le site de l’agence de presse Actuagri les décisions prises à l’époque. Ils rappellent notamment l’un et l’autre l’aval plein et entier donné par les pouvoirs publics à ce système de financement, alors même qu’aucun ministre n’a été inquiété dans cette affaire. Luc Guyau prévientnotamment : « Je ne comprendrais pas que des professionnels soient condamnés ».