Veau : Tendriade va passer dans le giron du néerlandais VanDrie
Vendredi 19 avril, le groupe Lactalis a signé un protocole d’accord avec le Néerlandais VanDrie pour la cession de son activité veau, Tendriade. Cette opération ne sera effective qu’après accord de l’autorité de la concurrence. Tendriade réalise un chiffre d’affaires de 230 millions d’euros, pour un volume annuel de 30 000 t, et est doté de deux usines. La filière française du veau est constituée de trois opérateurs principaux : Bigard, Tendriade, Sobeval, suivis par d’autres spécialistes de la viande, comme SVA Jean Rozé et Kerméné. Le Néerlandais n’en est pas à sa première incursion dans l’Hexagone, puisqu’il détient déjà Sobeval. Les deux sociétés resteront indépendantes au sein de VanDrie France. Chez Lactalis, on justifie cette cession par une volonté de recentrage. « Nous voulons nous recentrer sur nos activités laitières. Nous avons fait beaucoup de choses pour la marque Tendriade, pour l’amener en GMS notamment. Cette activité est très française », explique aux Marchés Michel Nallet, responsable des relations extérieures de Lactalis. Tendriade est entré dans le giron de Lactalis en 1991 au moment du rachat de Bridel. Le groupe de Laval voyait dans la filière vitellière un débouché pour ses poudres de lait. Dans l’escarcelle de VanDrie, présenté comme le plus important groupe de production intégrée de viande de veau, Tendriade pourrait trouver de nouveaux marchés à l’étranger.