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Veau de l’Aveyron et du Ségala : 4R fête dix ans de partenariat

La société aveyronnaise 4R fête cette année dix ans de partenariat commercial avec Auchan et Bigard. Elle a vendu 15 000 veaux labellisés en 2004 et réalisé 20 millions d’euros de chiffre d'affaires.

Pour fêter ces dix années de partenariat commercial avec l’abatteur Bigard et le distributeur Auchan, la société 4R (Responsabilité, rigueur, régularité et réussite) a édité un ouvrage dans lequel elle relate son expérience. Le livre réalisé « pour se faire plaisir » -mais aussi pour montrer qu’un fonctionnement coopératif comme le sien peut être viable, à condition que chacun assume ses responsabilités et « positive » son rôle-, sera offert aux responsables de Bigard et Auchan, au Salon de l’Agriculture. Le SIA sera aussi, pour les éleveurs, l’occasion de rencontrer 700 responsables de chez Auchan (directeurs de magasin, chefs de rayon…) et de la Sogéres, société de restauration collective, qui devient également un de leurs gros clients. « Ces rencontres vont nous permettre d’échanger avec ces personnes et de renforcer encore les relations humaines, confie Pierre Bastide, le président de la SA 4R. Ce genre de partenariat est toujours une affaire d’hommes et de bon sens ».

C’est en effet en pariant sur le bon sens et la confiance que les éleveurs aveyronnais ont réussi à bâtir une filière qui ne cesse de progresser. Veau fermier lourd élevé sous la mère et complémenté aux céréales, le veau d’Aveyron & du Ségala bénéficie du Label Rouge depuis fin 1993 et d’une IGP depuis 1996. Créée par une partie des éleveurs de l’association Adel 12, la SA 4R est la principale entreprise de commercialisation de la filière. « Lorsque nous avons commencé, nous étions 158 éleveurs et nous avons vendu 1 848 veaux labellisés la première année, poursuit Pierre Bastide. 600 éleveurs nous ont livré en 2004, leur production et nous avons mis sur le marché 15 000 veaux labellisés, dont 11 000 commercialisés par Auchan. Et ces éleveurs ont le moral, car ils perçoivent une rémunération correcte pour leur production. En 1996, le veau était payé à l’éleveur 915 EUR (6 000 F), aujourd’hui, il est à 1 113 EUR (7 300 F). Nous négocions nous-mêmes nos prix avec Auchan en tenant compte du coût de production réel des bêtes».

4 à 5 millions d’euros de CA réalisés à l’export

Au départ fédérés pour vendre leurs veaux, les éleveurs de 4R ont aujourd’hui élargi leur palette de produit, si bien qu’ils se positionnent aussi sur le marché du Label Rouge Bœuf limousin et blond d’Aquitaine, et sur celui du Bœuf « Saveur Occitane ». En 2004, le chiffre d’affaires de l’entreprise a ainsi été de 20 millions d’euros, dont 4 à 5 millions d’euros réalisés à l’export vers l’Italie et la Grèce, via l’industriel Bigard.

« Et pourtant, nous n’avons toujours pas de salarié au sein de l’entreprise,reprend Pierre Bastide. Ce sont les éleveurs eux-mêmes qui font marcher l’entreprise. Nous avons une organisation pyramidale, avec responsabilisation à tous les étages, qui nous permet d’avoir une grande réactivité. »

Les éleveurs ne rechignent pas non plus à nouer des contacts avec les consommateurs et leur politique de communication repose en grande partie sur les animations qu’ils réalisent dans les magasins Auchan. En 2004, 500 éleveurs s’y sont collés et tous les rayons boucherie des hypers ont bénéficié d’au moins une animation. Une façon « de donner confiance aux consommateurs » et de « s’assurer une politique de réachat systématique ».

Mais les éleveurs ne comptent pas en rester là. Ils veulent tout d’abord nouer des liens de même nature avec les responsables des restaurants collectifs de la Sogéres et sensibiliser les enfants à leur production. Mais ils comptent aussi communiquer sur d’autres valeurs que « les calories » apportées par le produit. « Nous aimerions séduire le consommateur en parlant d’autre chose, comme les Oméga 3, l’environnement, le bien être animal, l’accueil des enfants… Nous y travaillons», conclut Pierre Bastide.

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