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Unilever divise de moitié son bénéfice par action

Les mauvaises ventes de boissons et de glaces consécutives à une météo estivale défavorable n’ont pas tardé à impacter le résultat d’Unilever. Le groupe anglo-néerlandais de biens de consommation a en effet lancé lundi matin un avertissement sur bénéfice, et il a revu à la baisse ses prévisions de résultats pour 2004. Dans un communiqué, Unilever a déclaré « s’attendre désormais à ce que [ses] principales marques enregistrent au troisième trimestre des performances inférieures à celles du deuxième trimestre ». Les actionnaires devront se contenter d’une hausse du bénéfice par action divisée par deux par rapport aux prévisions initiales. De 10 % de croissance avant éléments exceptionnels et amortissement des survaleurs, Unilever table désormais sur une croissance comprise entre 0 % et 5 % du BPA. Cette annonce a eu pour conséquence de faire chuter le titre de 5,62 %, pour atteindre son plus bas niveau depuis juillet 2003. Au total, la croissance des ventes des marques leaders au troisième trimestre devrait être inférieure à celle du deuxième trimestre (0 %). « La croissance est la clé d’une création de valeur à long terme, et en la matière les récents résultats sont inacceptables », ont commenté les patrons du groupe Antony Burgmans et Niall FitzGerald. « Nous sommes déterminés à rectifier cela et continuons le programme de simplification de nos opérations et, encore plus important, la hausse de l’investissement dans nos marques », ont-ils ajouté.

Unilever a annoncé en août la fusion au deuxième trimestre 2005 de ses entités (Unilever et Bestfoods) aux Pays-Bas, précisant que « des licenciements ne sont pas exclus ». Une opération semblable doit avoir lieu en Grande-Bretagne, conformément au plan annoncé fin juillet lors de la présentation de résultats décevant pour le 2e trimestre 2004. Ce profit warning confirme la morosité du secteur des biens de consommation puisque Colgate-Palmolive a également averti lundi que ses résultats du deuxième semestre n’atteindraient pas les prévisions de la direction.

Rédaction Réussir

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