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Unilever concentre sa recherche à Dijon

L’implantation du centre d’innovation conforte le projet de pôle de compétitivité bourguignon.

La création du nouveau Centre d’Innovation de Dijon du groupe Unilever, inauguré vendredi 1er avril par François d’Aubert, ministre délégué à la Recherche, a représenté 18 mois de travaux et un budget de 8 millions d’euros.

Animé par 60 personnes de 16 nationalités différentes, le centre est chargé de concevoir la stratégie européenne des sauces et condiments et de développer les innovations pour les marques de ce segment : Amora en France, Calvé en Hollande, Espagne et Russie ainsi qu’Hellmann’s au Royaume Uni et en République Tchèque.

D’une superficie de 4 200 m2, le bâtiment a été conçu pour favoriser l’interaction entre les chercheurs et s’articule autour d’un espace central dédié à la production. Il se compose d’une cuisine de formulation, de laboratoires analytiques et sensoriels, d’un bureau de développement packaging, d’un espace dédié pour les équipes de marketing, supply-chain, finance et R&D ainsi qu’une usine pilote. Entièrement modulable, celle-ci est capable de reproduire à petite échelle les conditions de production d’un produit dans n’importe quelle unité en Europe.

Conforter sa place de leader en Europe

Ce nouvel outil devrait permettre à Unilever de conforter sa place de leader des sauces et des condiments en Europe avec environ 30 % d’un marché évalué à 2,5 milliards d’euros. Le premier produit mis au point au centre est l’illustration parfaite de cette stratégie. Il s’agit des Miam’s, une gamme de 3 sauces pour enfant sans colorants ni conservateurs. Le ketchup est 2 fois moins sucré, la mayonnaise et la sauce poulet moutardé sont légères avec deux fois moins de matière grasse. Référencé en France depuis le mois de mars, les Miam’s devraient être disponibles sur le marché espagnol dans le courant du mois. L’objectif est de couvrir l’Europe d’ici 2006.

Au-delà de l’intérêt d’Unilever, le centre d’innovation s’inscrit également dans le développement économique de la Bourgogne et plus particulièrement dans le cadre de son projet Vitagora. Ce pôle de compétitivité dédié au goût, à la nutrition et à la santé, concerne 640 entreprises, 52 000 emplois dont 900 en R&D pour un CA cumulé de 7,9 milliards d’euros. Il s’articule autour de 5 projets industriels structurants (blé et panification, vigne et vin, compléments alimentaires, condiments et pâtisserie) et ambitionne d’accélérer la mise en place de plates-formes d’innovations issues du rapprochement d’entreprises, de centres de recherche et de formation. Un projet qui devrait, à l’horizon 2009, générer la création de 700 emplois pour un chiffre d’affaires complémentaire de 175 millions d’euros. « L’expertise des dossiers des pôles de compétitivité sont en cours, mais des équipements comme celui d’Unilever me semble tout à fait encourageant et je vous souhaite bonne chance dans cette compétition», déclarait François d’Aubert lors de la cérémonie du ruban.

Rédaction Réussir

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