Aller au contenu principal

Une rémunération complémentaire pour la bio?

La difficile phase du maintien des surfaces en AB est à l’étude, avec des aides à la clé.

« Nous ne devrions plus à l’avenir revoir une baisse de l’agriculture bio». Ces propos optimistes de Claude Monnier, président de l’Agence Bio et membre de l’APCA, masquent difficilement la stagnation de la filière observée ces derniers temps. Aidés financièrement pendant la phase de conversion (période durant laquelle une exploitation passe d’un mode de production « traditionnel » à un cahier des charges « agriculture biologique »), les producteurs ne touchent plus d’aides spécifiques une fois la conversion achevée, et rencontrent des difficultés à affronter les coûts induits.

À l’occasion de sa première sortie, lors du Printemps Bio, le nouveau directeur de la DPEI (Direction des politiques économique et internationale) Jean-Marie Aurand a fait état des travaux en cours. Allant dans le sens d’une rémunération complémentaire pour les producteurs engagés dans la démarche AB, ils prennent plusieurs formes. «Deux règles pourraient permettre de corriger les distorsions de concurrence » estime M. Aurand. À l’occasion des demandes de DPU (droit à paiement unique), les exploitations AB pourraient corriger leurs références historiques en sollicitant le retrait des années de conversion du calcul (années de transition au rendement plus faible). « Nous étudions également le paiement éventuel de DPU complémentaires pour les agriculteurs les moins bien lotis, qu’il s’agisse d’exploitations AB ou non » ajoute t-il. Le projet de loi d’orientation agricole prévoit également des mesures de soutien financier, avec un crédit d’impôt s’élevant jusqu’à 2000 euros (pendant 3 ans).

L’Agence bio rejoindrait bien l’Institut de la Qualité

Les aides au maintien du bio, qui bénéficient également d’un crédit d’impôt sur la période 2005-2007, pourraient s’apprécier pour la période 2007-2013. « Cette piste renvoie au règlement de développement rural (RDR), qui est en négociations, avec un point attendu dans les 6 mois » selon le directeur de la DPEI. Maillon en fort développement, les entreprises de transformation auront également la possibilité de bénéficier de réallocations de crédits, sans oublier qu’elles sont tout à fait éligibles au dispositif du PNDIA, mis en place par Nicolas Forissier. Si les financements alloués à l’AB évoluent, la structuration générale de la filière semble prendre le même chemin. Prévue dans le projet de loi d’orientation agricole, la création d’un Institut de la Qualité (regroupant plusieurs activités de l’Inao et de la CNLC) pourrait intégrer l’Agence Bio, structure chapeautant la filière. « Il n’est pas illégitime que l’Agence rejoigne l’Institut. C’est un renforcement de la cohérence autour de la qualité » justifie le directeur de la DPEI.

Rédaction Réussir

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio