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Une réduction sélective

La question est de savoir si la régulation du marché peut se faire efficacement par la réduction des surfaces, car les rendements sont excessivement fluctuants et (44,9 t/ha dans le Nord de l’UE en 2004, contre 39,7 en 2003, 43,8 en 2002).

En France, la relative régularité des rendements devrait permettre d’envisager une réduction des surfaces de l’ordre de 3 % (100 000 ha contre 103 000 actuellement) sans bouleverser le marché. Encore faudrait-il que cette éventuelle baisse des surfaces soit sélective, en fonction des débouchés. Ce serait donc sur les variétés courantes que devrait porter l’effort.

Chez nos partenaires, la tentative risque d’être techniquement plus difficile, mais dans tous les cas l’argument le plus incitatif à la modération reste le risque de chute des prix. C’est ce qu’agite le NEPG en rappelant qu’en ce qui concerne plus particulièrement les pommes de terre destinées à la transformation, si les contrats de la saison prochaine ne sont pas encore signés, les premières indications indiquent une tendance à la baisse des prix et des volumes avec un renforcement des exigences de renforcement de la qualité.

Face au risque de contrats non rémunérateurs, le NEPG propose comme alternative aux producteurs, soit de s’arbitrer sur le marché à terme, soit carrément d’arrêter la culture.

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